Biotechnologies marines – L’aventure du CRBM est lancée

14 juin 2004
 
Lors de l’inauguration du CRBM : Robert Duchesne, président de l’Associationdu cancer de l’Est du Québec; le ministre fédéral Denis Paradis; le ministre québécois Michel Audet (qui a signalé que son fils est diplômé de l’UQAR, en biologie marine); le Dr Georges Lévesque, président du CRBM; et le directeur de l’ISMER Serge Demers

Le Québec maritime compte désormais un fier fleuron de plus dans son jardin, depuis le 7 mai 2004. C’était la grande fête à Rimouski! Environ 150 dignitaires et représentants étaient réunis pour l’inauguration d’un projet novateur qui suscite beaucoup d’espoirs dans le Bas-Saint-Laurent : le Centre de recherche sur les biotechnologies marines.
Situé sur la 2e Rue Est, à proximité de l’UQAR, le CRBM donne déjà de l’emploi à une douzaine de personnes, dont trois diplômés de l’UQAR : Frédéric Blouin, Chantal Bérubé, et Steve Michaud.
Flambant neufs, des appareils sophistiqués ont été installés un peu partout dans la dizaine de laboratoires modernes, sécuritaires, fraîchement peints et prêts à accueillir les chercheurs et entrepreneurs les plus audacieux. Le centre peut accueillir jusqu’à 85 personnes.
Les gouvernements, tant fédéral que provincial, ont été généreux, sentant l’importance se miser sur ce défi scientifique d’avant-garde pour la région.  » Notre appui au Centre s’inscrit dans cette priorité de soutenir les initiatives capables de générer l’innovation essentielle à la réussite « , a lancé le ministre fédéral Denis Paradis.  » Le CRBM est un agent de développement qui diversifie l’économie du Québec, qui maximise ses ressources naturelles et qui contribue à une reconnaissance internationale « , a ajouté le ministre québécois Michel Audet.
Presque 90% de la mise de fond initiale provient des deux gouvernements : Développement économique Canada a fourni 7,7 millions $ alors que le Gouvernement du Québec a contribué pour 7 millions $. Le CRCD a fourni 300 000 $. Dix % du capital de démarrage (1,2 M $) a été recueilli auprès d’organismes régionaux, comprenant par exemple l’ISMER, le Cégep de Rimouski, l’ACEQ, l’Institut maritime, l’UQAR, le Mouvement Desjardins et la Ville de Rimouski. La Technopole maritime, le Centre québécois de valorisation des biotechnologies et l’Institut Maurice-Lamontagne ont également soutenu activement le projet, maintenant réalité. Deux entreprises ont déjà annoncé leur présence au CRBM : Biotechnologies Océanova et ABK Gaspésie.
 » C’est fantastique de voir la concertation des efforts des gens du milieu pour monter des projets comme celui du CRBM « , affirme le directeur général Guy Viel.
 » Les sciences de la mer sont en pleine ébullition, constate le directeur de l’ISMER, Serge Demers. Le fait de concentrer ainsi une expertise et une main-d’œuvre qualifiée dans le domaine maritime sera un atout pour la région. Les intervenants pourront partager des équipements, des connaissances, de la documentation.  »
Ce grand laboratoire devrait permettre des développements de premier plan qui aideront à mieux comprendre les propriétés de la biomasse marine de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Les entreprises industrielles seront des partenaires privilégiés, tout comme l’ISMER et l’Association du cancer de l’Est du Québec (ACEQ), membres fondateurs.
Dans ce centre de recherche, il sera question de découvertes de pointe et de transfert de savoir. Mais on essaiera aussi de mettre directement en marché de nouveaux procédés et produits. On tentera de trouver le potentiel des immenses ressources existant dans ces vastes étendues d’eaux froides.
Les poissons, les algues et les plantes marines cachent-ils des secrets bien gardés pour donner de nouvelles saveurs à nos aliments, pour guérir nos bobos ou pour nous conserver en santé plus longtemps? Où se trouve cette molécule inusitée qui fera des miracles?
Et surtout, peut-on, dans les régions maritimes du Québec, contribuer à relancer une économie qui a connu la disette depuis dix ans? (MB)

Source : UQAR-Info

La recherche maritime dans l’Est-du-Québec présente un potentiel fort diversifié

4 mars 2003

Les secteurs de recherche vont de l’étude des espèces menacées à l’exploitation de la biomasse marine en passant par la conception d’un simulateur d’évacuation des sous-marins. Les voies de recherche ont un potentiel prometteur pour le Bas-Saint-Laurent.

Les diverses études qui se font sur le Saint-Laurent offrent de très nombreux sujets de recherche comme l’indique le directeur de l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, Jean Boulva. «On a qu’à se rappeler l’importance des pêches, des pêches commerciales, de l’aquaculture qui est en croissance, même des techniques douces d’utilisation des ressources, comme l’observation des mammifères marins qui apporte près de 100 millions de dollars dans la région de Tadoussac annuellement.»

Au centre de transfert technologique Innovation maritime, toute la recherche qui s’effectue sur le Saint-Laurent comporte aussi un potentiel de développement vers la scène internationale explique le directeur général, Jacques Paquin. «C’est un très beau laboratoire que nous avons, notamment avec le Saint-Laurent, de pouvoir développer de l’expertise, des technologies ou des produits et ensuite de les commercialiser à l’échelle mondiale parce que le véritable marché, il est planétaire là-dedans.»

La construction prochaine du Centre de recherche en biotechnologies marines présente aussi tout un éventail de possibilités. Le directeur général du CRBM, Guy Viel, cite notamment «des utilisations pharmaceutiques du côté bio-médical, en bio-environnement, et en alimentaire pour les aliments fonctionnels. Il y a différentes utilisations qui peuvent être trouvées, ou disons qui sont déjà connues et qui peuvent être valorisées.»

Le directeur de l’Institut des sciences de la mer, Serge Demers y perçoit un lien entre la recherche fondamentale et les applications concrètes vers la transformation de produits. «Je pense que le CRBM, c’est probablement le plus bel exemple de l’utilisation de la recherche fondamentale et le transfert vers l’industrie. Donc, c’est vraiment sa vocation, c’est ce qu’on a voulu lui donner comme vocation c’est-à-dire le lien entre ce que l’université faisait et ce dont l’industrie a besoin.»

Source : (Radio-Canada)

 

Un centre de recherche sur les biotechnologies marines sera créé à Rimouski

30 septembre 2002

Grâce à une contribution de 6 750 000 $ du gouvernement du Canada, un nouveau Centre de recherche sur les biotechnologies marines verra bientôt le jour à proximité de l’UQAR…

L’honorable Claude Drouin, secrétaire d’État responsable de Développement économique Canada, a annoncé récemment une contribution de 6 750 000 $ du gouvernement du Canada pour la création, à Rimouski, du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM).

Le Centre sera construit dans les prochains mois, en bordure sud de la 2e Rue Est, à proximité de l’UQAR. La Ville de Rimouski s’est d’ailleurs associée à ce projet par le biais d’avantages fiscaux de plus de 500 000 $, sur le prix de vente du terrain et par un crédit de taxes dans le cadre de son programme facilitant l’implantation d’établissements de haute technologie reliés au domaine maritime.

Le CRBM sera une corporation autonome, supportée par l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) , l’Association du cancer de l’Est du Québec et l’Institut maritime du Québec. Des entreprises privées pourront y établir des partenariats; deux entreprises ont déjà démontré leur intérêt. La Corporation attend des nouvelles prochainement pour connaître l’implication du gouvernement du Québec dans ce projet.

La contribution du fédéral sera répartie en deux volets : 6,1 millions $ pour l’infrastructure et l’acquisition des équipements, et 600 000 $ pour supporter les frais de R-D et de transfert technologique pour les trois prochaines années. Seul du genre au Canada, le Centre aura pour mission de contribuer au développement des
biotechnologies marines et au transfert de ces technologies vers les entreprises québécoises et canadiennes.

Le Canada se classe au 2e rang en termes de sociétés de biotechnologie et est actif sur les marchés mondiaux. Le CRBM est un autre moyen de contribuer au développement de l’industrie québécoise des biotechnologies et de maintenir le leadership canadien dans ce domaine.  » Le potentiel d’applications pour des produits biotechnologiques d’origine marine est immense et touche des secteurs aussi variés que la santé, les nutraceutiques, les cosmétiques, les pêches et l’environnement. Les travaux du CRBM seront ainsi orientés vers le développement de nouveaux produits à valeur ajoutée, notamment des molécules bioactives d’origine marine, ainsi que vers le transfert de technologies et la réalisation d’activités de recherche. Le Centre sera l’un des seuls établissements de ce genre au monde à oeuvrer dans un milieu francophone et en eaux froides.

Essentiel au positionnement de la région du Bas-Saint-Laurent comme pôle d’excellence du secteur maritime, le Centre permettra de répondre, dans un contexte de partenariat, aux besoins de recherche des entreprises en biotechnologie, en mettant à leur disposition des infrastructures adaptées à leurs besoins et des équipes spécialisées orientées vers l’obtention de résultats commercialisables. Il suscitera ainsi l’implantation dans la région de nouvelles entreprises œuvrant dans ce domaine. La présence du CRBM jouera donc un rôle de catalyseur pour l’ensemble du Québec maritime, ce qui aura un impact très positif sur l’emploi.

Le président du CRBM, le Dr Georges Lévesque, estime que le Centre aura une capacité importante de développement au fil des années. Le Centre prévoit créer, dès le départ, 11 emplois et atteindre 24 emplois au total après cinq ans. Il pourrait également susciter la création de plusieurs dizaines d’emplois dans les entreprises régionales existantes et celles qui choisiront de s’implanter dans la région au cours des prochaines années.

Le projet d’implantation du CRBM cadre parfaitement avec les cibles stratégiques de l’agence de Développement économique Canada (www.dec-ced.gc.ca). Il s’inscrit notamment dans le volet maritime du programme d’initiatives régionales stratégiques (IRS) du Bas-Saint-Laurent, qui vise à accroître les activités de R-D dans la région, à stimuler la création de PME, à renforcer les axes offrant des potentiels de développement, comme le sont, les biotechnologies marines.

Source : UQAR-INFO