Lutte contre le cancer : Des recherches intensives sont lancées

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) se lance dans la recherche intensive contre le cancer. Le CRBM recevra 250 000 $ au cours des 5 prochaines années de la part de l’Association du cancer de l’Est du Québec (ACEQ), pour financer différents travaux en lien avec le programme de recherche en oncologie. De plus, une fondation sera mise sur pied afin de solliciter les grandes entreprises.

L’Association du Cancer de l’Est du Québec a été l’instigatrice et la cofondatrice du CRBM. Le président du centre et médecin hématologue Georges Lévesque est persuadé que la biomasse marine du Saint-Laurent contient des promesses si des recherches poussées sont effectuées.

La nouvelle fondation sollicitera les grandes entreprises québécoises et canadiennes. Pour créer un effet de levier, l’ACEQ investira 50 000 $ par année pendant 5 ans. Il faudra que la fondation amasse beaucoup d’argent, car la recherche coûte une petite fortune, explique le chercheur en biologie cellulaire du CRBM, le Dr Jacques-André Saint-Pierre: « On utilise beaucoup de produits consommables qui doivent être jetés, parce qu’on ne peut pas les réutiliser pour éviter les contaminations. On génère quand même des déchets malheureusement, donc on a besoin constamment d’argent pour renouveler nos stocks, notre matériel et nos solutions pour faire notre recherche ».

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines a été fondé en 2000 à Rimouski par l’Association du cancer de l’Est du Québec et l’Institut des sciences de la mer, dans l’espoir de trouver dans la mer un remède contre le cancer.

Source : (Radio-Canada)

$48 Million in Clean Technologies Funding Approved by Sustainable Development Technology Canada

With This New Funding Round, SDTC’s Cumulative Support For Ethanol and Other Biofuel Technologies Grows to Almost $60 Million

Sustainable Development Technology Canada (SDTC) has approved $48 million in new funding for the development and demonstration of clean technologies that benefit the environment and economy.

The money will be allocated to 22 projects, and includes $7.3 million for four biofuel technology projects ranging from the production of ethanol from cellulose to biodiesel production from mustard seed. The new funding, approved in principle by SDTC’s Board of Directors, brings SDTC’s total commitment to biofuel technology initiatives to $59 million. Funding for each project is subject to final contract execution.

For the first time, SDTC has approved funding for soil and water-related projects, with $4 million allocated to five initiatives in this area. SDTC announced its initial call for applications for soil and water projects last year. The funds will go toward the development of monitoring and detection equipment that can help avoid water main breaks, improved agricultural practices and other technologies.

“By supporting clean technologies during the pre-commercialization stage, SDTC helps get them to market faster and more successfully,” said SDTC Chairman James M. Stanford. “Not only will these technologies increase the efficiency and competitiveness of Canadian industries, but they will also reduce environmental impacts.”

The 22 newly-approved projects target a wide variety of sectors that are core to Canada’s economy including; energy exploration and production; power generation; energy utilization; transportation; agriculture; forestry and wood products; and waste management.

The private and public sector consortia partners behind the projects are investing an additional $111 million, representing a more than 2:1 ratio of industry-partner contribution to SDTC investment.

SDTC continues to be on track to allocate all of its funds up to December 2010.

“The Government of Canada is developing a plan focused on ensuring future generations enjoy clean air, clean water, clean land, and clean energy,” said the Honourable Gary Lunn, Minister of Natural Resources. “As of July 1st, small and medium size companies will benefit from the reduced GST, lower business tax rates and increased tax allowances all of which will improve the economy’s ability to invest in the research and development of new technologies. These clean technology investments and lower taxes in the recent budget show that Canada’s new government is delivering on its commitments to a clean and healthy environment.”

“The Government of Canada is committed to the goals of a stronger economy and healthier environment,” said the Honourable Rona Ambrose, Minister of the Environment. « Innovative clean technologies such as those supported by SDTC can help us achieve both of these goals at the same time.”

“The quality of the proposals SDTC receives and strength of the consortia behind them continue to improve, making us optimistic that Canada’s clean technology infrastructure is gaining momentum,” said Vicky J. Sharpe, President and CEO of SDTC. “That optimism extends to the positive environmental impacts and associated health benefits of SDTC funded projects. These projects often integrate clean air, climate change, clean water and clean soil benefits, providing holistic, real-world solutions for industry.

“The large contribution of small and medium sized enterprises (SMEs) to innovation in Canada is reflected in the fact that 89% of SDTC’s funded projects are led by SMEs, a trend that has continued in this funding round,” Sharpe added.

Since April 2002, SDTC has completed eight funding rounds, committed $217 million to 97 clean technology projects, and leveraged $559 million from project consortia members, for a total portfolio value of $776 million.

SDTC will launch its next call for Statements of Interest (SOIs) on August 23, 2006. The upcoming call for SOIs will include a request for projects with technologies that address climate change, clean air, clean water and clean soil issues.

About SDTC

Sustainable Development Technology Canada is a foundation created by the Government of Canada that operates a $550 million fund to support the development and demonstration of clean technologies — solutions that address issues of climate change, clean air, clean water, and clean soil to deliver environmental, economic and health benefits to Canadians.

An arm’s length, not-for-profit corporation, SDTC fills the void in the innovation chain between research and commercialization — helping clean technology developers move through the development and demonstration phases, in preparation for commercialization.SDTC applies a stringent due diligence process when selecting technologies and requires every applicant to involve a consortium of partners in their project.

SDTC encourages collaboration among private, financial, academic, and public sector partners, and with the Canadian government to build a sustainable development infrastructure in Canada.

For more information, please contact:

Andrée Mongeon
Director of Communications
Sustainable Development Technology Canada
Tel: (613) 234-6313 x 224
a.mongeon@sdtc.ca
http://www.sdtc.ca/

Chris Conrath
Environics Communications for SDTC
416-969-2716, cconrath@environicspr.com

Soutien renouvelé de Développement économique Canada pour le CRBM

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) reçoit à nouveau l’appui de Développement économique Canada pour une aide financière de 2 304 000 $. Ce support financier servira à appuyer le fonctionnement du Centre et à financer l’achat de nouveaux équipements.

Rappelons que la vocation du CRBM vise à favoriser l’innovation et le développement de l’économie du secteur maritime principalement par le transfert des connaissances des institutions vers l’industrie, c’est-à-dire la transformation du savoir en produits, biens et services au bénéfice de l’entreprise privée et du secteur des biotechnologies marines.

Depuis le début des activités de la corporation en septembre 2000, le CRBM a su s’imposer comme projet structurant pour la région. Entre autres le CRBM a :

  • Représenté un investissement initial de 13 593 000 $ pour la construction du Centre et l’achat d’équipements ;
  • Généré des revenus de 4 678 000 $ en région depuis le début de ses activités ;
  • Atteint 55 % d’autofinancement au 31 mars 2006 ;
  • Créé 33 emplois réguliers dont 28 sont des emplois spécialisés de haut niveau ;
  • Favorisé le retour en région de près de 15 travailleurs spécialisés ;
  • Réalisé une cinquantaine de projets de recherche et développement auprès d’une vingtaine de clients de l’industrie au Québec et hors-Québec ;
  • Obtenu une licence d’établissement de Santé-Canada ;
  • Obtenu l’accréditation de son laboratoire de confinement biologique de niveau 3 par Santé Canada et l’Agence Canadienne d’Inspection des aliments.

La force du CRBM provient non seulement de l’expertise de ses chercheurs et de la qualité de ses infrastructures, mais repose sur son important réseau de partenaires du Québec Maritime et d’alliances stratégiques avec les principaux acteurs en biotechnologie au Québec, au Canada et dans le monde.

Le renouvellement de l’appui de Développement économique Canada représente une marque de confiance envers le CRBM et aidera ce dernier à accomplir de nouvelles réalisations. Pour les trois prochaines années, le Centre souhaite :

  • La réalisation d’une centaine de contrats de recherche et développement ;
  • L’atteinte de 7 630 000 $ en revenus totaux et un autofinancement de 60 % ;
  • L’élaboration de nouveaux produits et procédés provenant de la recherche exploratoire du CRBM ;
  • Le démarrage de cinq nouvelles entreprises ;
  • La création de 12 nouveaux emplois supplémentaires au CRBM ;
  • L’organisation d’activités de diffusion des connaissances.

De plus, le projet de recherche interne du CRBM, soit l’identification d’extraits et molécules actives de la biomasse marine, s’intensifiera dans les prochaines années. Ce projet vise à développer des produits ayant des propriétés diverses bénéfiques pour la santé avec des applications pour plusieurs marchés et ce, à partir de nos ressources maritimes. Ce projet ne peut qu’avoir des retombées positives et durables au bénéfice de notre avenir à tous et de celui des générations futures.

Le nouveau laboratoire de microbiologie prêt à recevoir ses premiers clients

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines de Rimouski (CRBM) est fin prêt à lancer les opérations de son laboratoire de confinement de niveau 3, le premier à l’est de Québec.

Pleinement opérationnel, le laboratoire est pour le moment désert. Les équipements hautement sécurisés de ce laboratoire permettront d’effectuer des travaux de recherche sur des micro-organismes extrêmement pathogènes, comme ceux de l’anthrax ou du SRAS.

Ce sont des virus et des bactéries que l’on retrouve à l’état naturel, précise le directeur Guy Viel: « comme le virus de la rage, des virus d’encéphalite ou des virus d’hépatite, des choses comme ça. »

Installés en plein coeur de Rimouski, les microbiologistes du CRBM travailleront notamment à trouver des solutions à la résistance des virus et des bactéries aux antibiotiques.

Le CRBM compte mener son propre programme de recherche à partir de micro-organismes marins, mais pourra aussi mettre ses équipements à la disposition des compagnies pharmaceutiques qui ne veulent pas investir dans des installations aussi sophistiquées.

Agente en bio-sécurité, Chantale Bérubé, est responsable des mesures de confinement. Rien n’a été laissé au hasard, selon Mme Bérubé, pour protéger les scientifiques, mais aussi la population environnante. « On a vraiment essayé de prévoir tout. C’est vraiment des mesures d’urgence », explique-t-elle.

Le niveau de sécurité et les installations ont été accrédités par deux agences fédérales.

Source : (Radio-Canada)

Accréditation du laboratoire de niveau de confinement 3

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines a obtenu l’accréditation de son laboratoire de niveau de confinement 3 par l’Agence canadienne d’inspection des aliments et Santé Canada en mai 2005.

Qu’est-ce qu’un niveau de confinement ?

Tous les agents microbiens pathogènes sont classés dans quatre groupes de risque, le niveau 4 étant le plus élevé. Le niveau de confinement requis pour la manipulation d’agents pathogènes correspond à l’évaluation du niveau de risque inhérent à ces organismes. Celui-ci tient compte notamment de facteurs tels que la gravité de la maladie provoquée et l’existence de thérapies efficaces et de techniques d’immunisation. À chacun des niveaux de confinement (1 à 4) correspond des exigences physiques et opérationnelles de plus en plus sévères et rigoureuses en addition aux règles de base de sécurité en laboratoire.

Le Canada est doté d’un seul niveau de confinement 4 accrédité. Au Québec, il existe quelques laboratoires de niveau de confinement 3. Ils sont majoritairement regroupés dans la région métropolitaine. Il s’agit donc au CRBM d’une première pour la région du Québec maritime et ceci pour le bénéfice de l’entreprise privée.

Le niveau de confinement 3 au CRBM

Le niveau de confinement 3 est un laboratoire de haute sécurité biologique. Il permet aux chercheurs de manipuler des agents pathogènes classés dans le groupe de risque de niveau 3 dans les meilleures conditions de sécurité non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour l’environnement humain, animal et végétal. Les agents pathogènes du groupe de risque 3 se retrouvent dans l’environnement naturel et représentent un risque faible pour la collectivité. Des traitements thérapeutiques efficaces existent pour ces agents pathogènes. Par contre, ils peuvent provoquer une maladie chez l’homme ou l’animal et constituer un danger important pour les personnes directement exposées d’où la nécessité d’un confinement hautement sécuritaire pour leurs manipulations dans le cadre de travaux de recherche. Dans ce laboratoire, les travaux de recherche du CRBM viseront à identifier à partir des ressources de la mer des nouvelles solutions de traitements antibiotique et antiviral.

L’architecture du nouveau laboratoire du CRBM, son système d’aération à pression négative, ses équipements et ses protocoles de manipulation à toute épreuve respectent parfaitement les plus récentes exigences gouvernementales.

Au CRBM, l’accréditation du niveau de confinement 3 marque la réussite de sa mise en service et atteste la conformité des installations et des procédures opérationnelles. Cette accréditation permet l’ouverture du laboratoire et son utilisation. Cette mise en opération permettra au CRBM d’offrir de tous nouveaux services à sa clientèle et constitue un atout majeur pour un centre de recherche en région maritime.

Le CRBM obtient sa licence d’établissement de Santé Canada

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines a obtenu une licence d’établissement de Santé Canada en avril 2005. Cette licence est le fruit d’une année complète de travail sur l’implantation de normes de Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) et elle permettra désormais au CRBM de générer des résultats d’analyse ayant une valeur légale pouvant servir à l’homologation de produits pharmaceutiques à but thérapeutique (médicaments d’ordonnance, en vente libre et substances actives). Pour ces produits, le CRBM pourra développer et valider des méthodes, faire des analyses de relâches commerciales, valider les procédés de fabrication et de nettoyage, effectuer des analyses comparatives de produits de référence et des analyses pour supporter les soumissions de nouvelles substances actives à Santé Canada.

Qu’est-ce que les normes BPF ?

Les BPF originent de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et font partie de l’initiative pour le contrôle des produits chimiques. La législation pour le contrôle des produits chimiques est une démarche volontariste qui vise la prévention des risques par des essais et évaluations permettant de déterminer le danger potentiel des produits chimiques.

Les principes BPF dictent un encadrement pour planifier, mettre en oeuvre, vérifier, enregistrer, rapporter et archiver les études de laboratoire. Ces études sont faites dans le but de déterminer les risques de produits pharmaceutiques, agrochimiques, cosmétiques, suppléments alimentaires et nutritionnels. Les principes BPF assurent les autorités réglementaires (dans le cas du Canada : Santé Canada) que les données fournies pour les études sont fiables en ce qui concerne les risques et la sécurité des produits testés. Il s’agit donc de protéger les consommateurs et l’environnement. La capacité de fonctionner selon les BPF est la première étape d’importance aux yeux de Santé Canada, la FDA et la Communauté Européenne.

Quels sont les avantages d’être certifiés GMP ?

Pour pouvoir mettre sur le marché des produits pharmaceutiques, les entreprises canadiennes doivent suivre les Bonnes Pratiques de Fabrication. Les fabricants de produits nutraceutiques et cosméceutiques ont eux aussi de plus en plus de pression en ce sens. Pour le CRBM, avoir une licence d’établissement permet de faire des analyses légales, reconnues par Santé Canada, sur des produits visant le marché de la consommation. Le CRBM peut donc désormais répondre à une plus grande variété de contrats pour les entreprises qui doivent suivre les BPF, ce qui bonifie l’offre de service du centre et augmente le bassin de clients potentiels. De plus, cela procure un avantage concurrentiel important puisque peu de centre de recherche axés « services à l’industrie » sont munis de ce type de licence au Québec.

La notion de BPF s’inscrit dans les principes de base de la qualité et d’une attitude de fonctionnement corporative responsable. Les BPF représentent l’ensemble des aspects qui influencent individuellement ou collectivement la qualité d’un produit ou d’un service. Il s’agit d’inscrire le CRBM comme un organisme possédant un haut niveau de confiance et une capacité de réponse à différents niveaux de régulation. Cela contribuera certainement à augmenter la notoriété déjà établie du CRBM.

Les derniers projets réalisés au CRBM

  • Étude de faisabilité et d’opportunités, revue de technologies, veille technologique ciblée

  • Étude d’opportunité pour la valorisation de biomasses de tuniciers envahissants (1 projet)

  • Mise en place d’un programme d’encadrement et d’accompagnement des entreprises en biotechnologies: licence d’exploitation, licence de mise en marché et essais cliniques de la Direction des Produits de Santé Naturels (MAPAQ-CRBM).

  • Étude d’opportunités des biotechnologies marines sur la production et l’utilisation des microalgues (SODIM)

  • Étude d’opportunités pour les biotechnologies marines en aquaculture du Québec maritime (SODIM)

  • Analyses sectorielles (forces et faiblesse) du secteur des biotechnologies marines (CQVB)

  • Recherche technico-commerciale sur les concentrés d’acides gras oméga-3 d’origine marine (1 projet)

  • Étude d’opportunité d’exploitation des méduses en biotechnologies marines (1 projet)

  • Étude d’opportunité pour l’élevage du ver de mer et son exploitation en biotechnologies marines (1 projet)

  • Étude d’opportunité de valorisation des différents coproduits de la première transformation de la mye commune (1 projet)

  • Revue de données de marché sur des produits à base d’eau de mer (1 projet)

  • Revue de données scientifiques sur les vertus et qualité de l’eau de mer (1 projet)

Biotechnologies marines – L’aventure du CRBM est lancée

Lors de l’inauguration du CRBM : Robert Duchesne, président de l’Associationdu cancer de l’Est du Québec; le ministre fédéral Denis Paradis; le ministre québécois Michel Audet (qui a signalé que son fils est diplômé de l’UQAR, en biologie marine); le Dr Georges Lévesque, président du CRBM; et le directeur de l’ISMER Serge Demers

Le Québec maritime compte désormais un fier fleuron de plus dans son jardin, depuis le 7 mai 2004. C’était la grande fête à Rimouski! Environ 150 dignitaires et représentants étaient réunis pour l’inauguration d’un projet novateur qui suscite beaucoup d’espoirs dans le Bas-Saint-Laurent : le Centre de recherche sur les biotechnologies marines.
Situé sur la 2e Rue Est, à proximité de l’UQAR, le CRBM donne déjà de l’emploi à une douzaine de personnes, dont trois diplômés de l’UQAR : Frédéric Blouin, Chantal Bérubé, et Steve Michaud.
Flambant neufs, des appareils sophistiqués ont été installés un peu partout dans la dizaine de laboratoires modernes, sécuritaires, fraîchement peints et prêts à accueillir les chercheurs et entrepreneurs les plus audacieux. Le centre peut accueillir jusqu’à 85 personnes.
Les gouvernements, tant fédéral que provincial, ont été généreux, sentant l’importance se miser sur ce défi scientifique d’avant-garde pour la région.  » Notre appui au Centre s’inscrit dans cette priorité de soutenir les initiatives capables de générer l’innovation essentielle à la réussite « , a lancé le ministre fédéral Denis Paradis.  » Le CRBM est un agent de développement qui diversifie l’économie du Québec, qui maximise ses ressources naturelles et qui contribue à une reconnaissance internationale « , a ajouté le ministre québécois Michel Audet.
Presque 90% de la mise de fond initiale provient des deux gouvernements : Développement économique Canada a fourni 7,7 millions $ alors que le Gouvernement du Québec a contribué pour 7 millions $. Le CRCD a fourni 300 000 $. Dix % du capital de démarrage (1,2 M $) a été recueilli auprès d’organismes régionaux, comprenant par exemple l’ISMER, le Cégep de Rimouski, l’ACEQ, l’Institut maritime, l’UQAR, le Mouvement Desjardins et la Ville de Rimouski. La Technopole maritime, le Centre québécois de valorisation des biotechnologies et l’Institut Maurice-Lamontagne ont également soutenu activement le projet, maintenant réalité. Deux entreprises ont déjà annoncé leur présence au CRBM : Biotechnologies Océanova et ABK Gaspésie.
 » C’est fantastique de voir la concertation des efforts des gens du milieu pour monter des projets comme celui du CRBM « , affirme le directeur général Guy Viel.
 » Les sciences de la mer sont en pleine ébullition, constate le directeur de l’ISMER, Serge Demers. Le fait de concentrer ainsi une expertise et une main-d’œuvre qualifiée dans le domaine maritime sera un atout pour la région. Les intervenants pourront partager des équipements, des connaissances, de la documentation.  »
Ce grand laboratoire devrait permettre des développements de premier plan qui aideront à mieux comprendre les propriétés de la biomasse marine de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Les entreprises industrielles seront des partenaires privilégiés, tout comme l’ISMER et l’Association du cancer de l’Est du Québec (ACEQ), membres fondateurs.
Dans ce centre de recherche, il sera question de découvertes de pointe et de transfert de savoir. Mais on essaiera aussi de mettre directement en marché de nouveaux procédés et produits. On tentera de trouver le potentiel des immenses ressources existant dans ces vastes étendues d’eaux froides.
Les poissons, les algues et les plantes marines cachent-ils des secrets bien gardés pour donner de nouvelles saveurs à nos aliments, pour guérir nos bobos ou pour nous conserver en santé plus longtemps? Où se trouve cette molécule inusitée qui fera des miracles?
Et surtout, peut-on, dans les régions maritimes du Québec, contribuer à relancer une économie qui a connu la disette depuis dix ans? (MB)

Source : UQAR-Info

La recherche maritime dans l’Est-du-Québec présente un potentiel fort diversifié

Les secteurs de recherche vont de l’étude des espèces menacées à l’exploitation de la biomasse marine en passant par la conception d’un simulateur d’évacuation des sous-marins. Les voies de recherche ont un potentiel prometteur pour le Bas-Saint-Laurent.

Les diverses études qui se font sur le Saint-Laurent offrent de très nombreux sujets de recherche comme l’indique le directeur de l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, Jean Boulva. «On a qu’à se rappeler l’importance des pêches, des pêches commerciales, de l’aquaculture qui est en croissance, même des techniques douces d’utilisation des ressources, comme l’observation des mammifères marins qui apporte près de 100 millions de dollars dans la région de Tadoussac annuellement.»

Au centre de transfert technologique Innovation maritime, toute la recherche qui s’effectue sur le Saint-Laurent comporte aussi un potentiel de développement vers la scène internationale explique le directeur général, Jacques Paquin. «C’est un très beau laboratoire que nous avons, notamment avec le Saint-Laurent, de pouvoir développer de l’expertise, des technologies ou des produits et ensuite de les commercialiser à l’échelle mondiale parce que le véritable marché, il est planétaire là-dedans.»

La construction prochaine du Centre de recherche en biotechnologies marines présente aussi tout un éventail de possibilités. Le directeur général du CRBM, Guy Viel, cite notamment «des utilisations pharmaceutiques du côté bio-médical, en bio-environnement, et en alimentaire pour les aliments fonctionnels. Il y a différentes utilisations qui peuvent être trouvées, ou disons qui sont déjà connues et qui peuvent être valorisées.»

Le directeur de l’Institut des sciences de la mer, Serge Demers y perçoit un lien entre la recherche fondamentale et les applications concrètes vers la transformation de produits. «Je pense que le CRBM, c’est probablement le plus bel exemple de l’utilisation de la recherche fondamentale et le transfert vers l’industrie. Donc, c’est vraiment sa vocation, c’est ce qu’on a voulu lui donner comme vocation c’est-à-dire le lien entre ce que l’université faisait et ce dont l’industrie a besoin.»

Source : (Radio-Canada)

 

Un centre de recherche sur les biotechnologies marines sera créé à Rimouski

Grâce à une contribution de 6 750 000 $ du gouvernement du Canada, un nouveau Centre de recherche sur les biotechnologies marines verra bientôt le jour à proximité de l’UQAR…

L’honorable Claude Drouin, secrétaire d’État responsable de Développement économique Canada, a annoncé récemment une contribution de 6 750 000 $ du gouvernement du Canada pour la création, à Rimouski, du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM).

Le Centre sera construit dans les prochains mois, en bordure sud de la 2e Rue Est, à proximité de l’UQAR. La Ville de Rimouski s’est d’ailleurs associée à ce projet par le biais d’avantages fiscaux de plus de 500 000 $, sur le prix de vente du terrain et par un crédit de taxes dans le cadre de son programme facilitant l’implantation d’établissements de haute technologie reliés au domaine maritime.

Le CRBM sera une corporation autonome, supportée par l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) , l’Association du cancer de l’Est du Québec et l’Institut maritime du Québec. Des entreprises privées pourront y établir des partenariats; deux entreprises ont déjà démontré leur intérêt. La Corporation attend des nouvelles prochainement pour connaître l’implication du gouvernement du Québec dans ce projet.

La contribution du fédéral sera répartie en deux volets : 6,1 millions $ pour l’infrastructure et l’acquisition des équipements, et 600 000 $ pour supporter les frais de R-D et de transfert technologique pour les trois prochaines années. Seul du genre au Canada, le Centre aura pour mission de contribuer au développement des
biotechnologies marines et au transfert de ces technologies vers les entreprises québécoises et canadiennes.

Le Canada se classe au 2e rang en termes de sociétés de biotechnologie et est actif sur les marchés mondiaux. Le CRBM est un autre moyen de contribuer au développement de l’industrie québécoise des biotechnologies et de maintenir le leadership canadien dans ce domaine.  » Le potentiel d’applications pour des produits biotechnologiques d’origine marine est immense et touche des secteurs aussi variés que la santé, les nutraceutiques, les cosmétiques, les pêches et l’environnement. Les travaux du CRBM seront ainsi orientés vers le développement de nouveaux produits à valeur ajoutée, notamment des molécules bioactives d’origine marine, ainsi que vers le transfert de technologies et la réalisation d’activités de recherche. Le Centre sera l’un des seuls établissements de ce genre au monde à oeuvrer dans un milieu francophone et en eaux froides.

Essentiel au positionnement de la région du Bas-Saint-Laurent comme pôle d’excellence du secteur maritime, le Centre permettra de répondre, dans un contexte de partenariat, aux besoins de recherche des entreprises en biotechnologie, en mettant à leur disposition des infrastructures adaptées à leurs besoins et des équipes spécialisées orientées vers l’obtention de résultats commercialisables. Il suscitera ainsi l’implantation dans la région de nouvelles entreprises œuvrant dans ce domaine. La présence du CRBM jouera donc un rôle de catalyseur pour l’ensemble du Québec maritime, ce qui aura un impact très positif sur l’emploi.

Le président du CRBM, le Dr Georges Lévesque, estime que le Centre aura une capacité importante de développement au fil des années. Le Centre prévoit créer, dès le départ, 11 emplois et atteindre 24 emplois au total après cinq ans. Il pourrait également susciter la création de plusieurs dizaines d’emplois dans les entreprises régionales existantes et celles qui choisiront de s’implanter dans la région au cours des prochaines années.

Le projet d’implantation du CRBM cadre parfaitement avec les cibles stratégiques de l’agence de Développement économique Canada (www.dec-ced.gc.ca). Il s’inscrit notamment dans le volet maritime du programme d’initiatives régionales stratégiques (IRS) du Bas-Saint-Laurent, qui vise à accroître les activités de R-D dans la région, à stimuler la création de PME, à renforcer les axes offrant des potentiels de développement, comme le sont, les biotechnologies marines.

Source : UQAR-INFO