Accréditation du laboratoire de niveau de confinement 3

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines a obtenu l’accréditation de son laboratoire de niveau de confinement 3 par l’Agence canadienne d’inspection des aliments et Santé Canada en mai 2005.

Qu’est-ce qu’un niveau de confinement ?

Tous les agents microbiens pathogènes sont classés dans quatre groupes de risque, le niveau 4 étant le plus élevé. Le niveau de confinement requis pour la manipulation d’agents pathogènes correspond à l’évaluation du niveau de risque inhérent à ces organismes. Celui-ci tient compte notamment de facteurs tels que la gravité de la maladie provoquée et l’existence de thérapies efficaces et de techniques d’immunisation. À chacun des niveaux de confinement (1 à 4) correspond des exigences physiques et opérationnelles de plus en plus sévères et rigoureuses en addition aux règles de base de sécurité en laboratoire.

Le Canada est doté d’un seul niveau de confinement 4 accrédité. Au Québec, il existe quelques laboratoires de niveau de confinement 3. Ils sont majoritairement regroupés dans la région métropolitaine. Il s’agit donc au CRBM d’une première pour la région du Québec maritime et ceci pour le bénéfice de l’entreprise privée.

Le niveau de confinement 3 au CRBM

Le niveau de confinement 3 est un laboratoire de haute sécurité biologique. Il permet aux chercheurs de manipuler des agents pathogènes classés dans le groupe de risque de niveau 3 dans les meilleures conditions de sécurité non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour l’environnement humain, animal et végétal. Les agents pathogènes du groupe de risque 3 se retrouvent dans l’environnement naturel et représentent un risque faible pour la collectivité. Des traitements thérapeutiques efficaces existent pour ces agents pathogènes. Par contre, ils peuvent provoquer une maladie chez l’homme ou l’animal et constituer un danger important pour les personnes directement exposées d’où la nécessité d’un confinement hautement sécuritaire pour leurs manipulations dans le cadre de travaux de recherche. Dans ce laboratoire, les travaux de recherche du CRBM viseront à identifier à partir des ressources de la mer des nouvelles solutions de traitements antibiotique et antiviral.

L’architecture du nouveau laboratoire du CRBM, son système d’aération à pression négative, ses équipements et ses protocoles de manipulation à toute épreuve respectent parfaitement les plus récentes exigences gouvernementales.

Au CRBM, l’accréditation du niveau de confinement 3 marque la réussite de sa mise en service et atteste la conformité des installations et des procédures opérationnelles. Cette accréditation permet l’ouverture du laboratoire et son utilisation. Cette mise en opération permettra au CRBM d’offrir de tous nouveaux services à sa clientèle et constitue un atout majeur pour un centre de recherche en région maritime.

Le CRBM obtient sa licence d’établissement de Santé Canada

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines a obtenu une licence d’établissement de Santé Canada en avril 2005. Cette licence est le fruit d’une année complète de travail sur l’implantation de normes de Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) et elle permettra désormais au CRBM de générer des résultats d’analyse ayant une valeur légale pouvant servir à l’homologation de produits pharmaceutiques à but thérapeutique (médicaments d’ordonnance, en vente libre et substances actives). Pour ces produits, le CRBM pourra développer et valider des méthodes, faire des analyses de relâches commerciales, valider les procédés de fabrication et de nettoyage, effectuer des analyses comparatives de produits de référence et des analyses pour supporter les soumissions de nouvelles substances actives à Santé Canada.

Qu’est-ce que les normes BPF ?

Les BPF originent de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et font partie de l’initiative pour le contrôle des produits chimiques. La législation pour le contrôle des produits chimiques est une démarche volontariste qui vise la prévention des risques par des essais et évaluations permettant de déterminer le danger potentiel des produits chimiques.

Les principes BPF dictent un encadrement pour planifier, mettre en oeuvre, vérifier, enregistrer, rapporter et archiver les études de laboratoire. Ces études sont faites dans le but de déterminer les risques de produits pharmaceutiques, agrochimiques, cosmétiques, suppléments alimentaires et nutritionnels. Les principes BPF assurent les autorités réglementaires (dans le cas du Canada : Santé Canada) que les données fournies pour les études sont fiables en ce qui concerne les risques et la sécurité des produits testés. Il s’agit donc de protéger les consommateurs et l’environnement. La capacité de fonctionner selon les BPF est la première étape d’importance aux yeux de Santé Canada, la FDA et la Communauté Européenne.

Quels sont les avantages d’être certifiés GMP ?

Pour pouvoir mettre sur le marché des produits pharmaceutiques, les entreprises canadiennes doivent suivre les Bonnes Pratiques de Fabrication. Les fabricants de produits nutraceutiques et cosméceutiques ont eux aussi de plus en plus de pression en ce sens. Pour le CRBM, avoir une licence d’établissement permet de faire des analyses légales, reconnues par Santé Canada, sur des produits visant le marché de la consommation. Le CRBM peut donc désormais répondre à une plus grande variété de contrats pour les entreprises qui doivent suivre les BPF, ce qui bonifie l’offre de service du centre et augmente le bassin de clients potentiels. De plus, cela procure un avantage concurrentiel important puisque peu de centre de recherche axés « services à l’industrie » sont munis de ce type de licence au Québec.

La notion de BPF s’inscrit dans les principes de base de la qualité et d’une attitude de fonctionnement corporative responsable. Les BPF représentent l’ensemble des aspects qui influencent individuellement ou collectivement la qualité d’un produit ou d’un service. Il s’agit d’inscrire le CRBM comme un organisme possédant un haut niveau de confiance et une capacité de réponse à différents niveaux de régulation. Cela contribuera certainement à augmenter la notoriété déjà établie du CRBM.

Les derniers projets réalisés au CRBM

  • Étude de faisabilité et d’opportunités, revue de technologies, veille technologique ciblée

  • Étude d’opportunité pour la valorisation de biomasses de tuniciers envahissants (1 projet)

  • Mise en place d’un programme d’encadrement et d’accompagnement des entreprises en biotechnologies: licence d’exploitation, licence de mise en marché et essais cliniques de la Direction des Produits de Santé Naturels (MAPAQ-CRBM).

  • Étude d’opportunités des biotechnologies marines sur la production et l’utilisation des microalgues (SODIM)

  • Étude d’opportunités pour les biotechnologies marines en aquaculture du Québec maritime (SODIM)

  • Analyses sectorielles (forces et faiblesse) du secteur des biotechnologies marines (CQVB)

  • Recherche technico-commerciale sur les concentrés d’acides gras oméga-3 d’origine marine (1 projet)

  • Étude d’opportunité d’exploitation des méduses en biotechnologies marines (1 projet)

  • Étude d’opportunité pour l’élevage du ver de mer et son exploitation en biotechnologies marines (1 projet)

  • Étude d’opportunité de valorisation des différents coproduits de la première transformation de la mye commune (1 projet)

  • Revue de données de marché sur des produits à base d’eau de mer (1 projet)

  • Revue de données scientifiques sur les vertus et qualité de l’eau de mer (1 projet)

Biotechnologies marines – L’aventure du CRBM est lancée

Lors de l’inauguration du CRBM : Robert Duchesne, président de l’Associationdu cancer de l’Est du Québec; le ministre fédéral Denis Paradis; le ministre québécois Michel Audet (qui a signalé que son fils est diplômé de l’UQAR, en biologie marine); le Dr Georges Lévesque, président du CRBM; et le directeur de l’ISMER Serge Demers

Le Québec maritime compte désormais un fier fleuron de plus dans son jardin, depuis le 7 mai 2004. C’était la grande fête à Rimouski! Environ 150 dignitaires et représentants étaient réunis pour l’inauguration d’un projet novateur qui suscite beaucoup d’espoirs dans le Bas-Saint-Laurent : le Centre de recherche sur les biotechnologies marines.
Situé sur la 2e Rue Est, à proximité de l’UQAR, le CRBM donne déjà de l’emploi à une douzaine de personnes, dont trois diplômés de l’UQAR : Frédéric Blouin, Chantal Bérubé, et Steve Michaud.
Flambant neufs, des appareils sophistiqués ont été installés un peu partout dans la dizaine de laboratoires modernes, sécuritaires, fraîchement peints et prêts à accueillir les chercheurs et entrepreneurs les plus audacieux. Le centre peut accueillir jusqu’à 85 personnes.
Les gouvernements, tant fédéral que provincial, ont été généreux, sentant l’importance se miser sur ce défi scientifique d’avant-garde pour la région.  » Notre appui au Centre s’inscrit dans cette priorité de soutenir les initiatives capables de générer l’innovation essentielle à la réussite « , a lancé le ministre fédéral Denis Paradis.  » Le CRBM est un agent de développement qui diversifie l’économie du Québec, qui maximise ses ressources naturelles et qui contribue à une reconnaissance internationale « , a ajouté le ministre québécois Michel Audet.
Presque 90% de la mise de fond initiale provient des deux gouvernements : Développement économique Canada a fourni 7,7 millions $ alors que le Gouvernement du Québec a contribué pour 7 millions $. Le CRCD a fourni 300 000 $. Dix % du capital de démarrage (1,2 M $) a été recueilli auprès d’organismes régionaux, comprenant par exemple l’ISMER, le Cégep de Rimouski, l’ACEQ, l’Institut maritime, l’UQAR, le Mouvement Desjardins et la Ville de Rimouski. La Technopole maritime, le Centre québécois de valorisation des biotechnologies et l’Institut Maurice-Lamontagne ont également soutenu activement le projet, maintenant réalité. Deux entreprises ont déjà annoncé leur présence au CRBM : Biotechnologies Océanova et ABK Gaspésie.
 » C’est fantastique de voir la concertation des efforts des gens du milieu pour monter des projets comme celui du CRBM « , affirme le directeur général Guy Viel.
 » Les sciences de la mer sont en pleine ébullition, constate le directeur de l’ISMER, Serge Demers. Le fait de concentrer ainsi une expertise et une main-d’œuvre qualifiée dans le domaine maritime sera un atout pour la région. Les intervenants pourront partager des équipements, des connaissances, de la documentation.  »
Ce grand laboratoire devrait permettre des développements de premier plan qui aideront à mieux comprendre les propriétés de la biomasse marine de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Les entreprises industrielles seront des partenaires privilégiés, tout comme l’ISMER et l’Association du cancer de l’Est du Québec (ACEQ), membres fondateurs.
Dans ce centre de recherche, il sera question de découvertes de pointe et de transfert de savoir. Mais on essaiera aussi de mettre directement en marché de nouveaux procédés et produits. On tentera de trouver le potentiel des immenses ressources existant dans ces vastes étendues d’eaux froides.
Les poissons, les algues et les plantes marines cachent-ils des secrets bien gardés pour donner de nouvelles saveurs à nos aliments, pour guérir nos bobos ou pour nous conserver en santé plus longtemps? Où se trouve cette molécule inusitée qui fera des miracles?
Et surtout, peut-on, dans les régions maritimes du Québec, contribuer à relancer une économie qui a connu la disette depuis dix ans? (MB)

Source : UQAR-Info

La recherche maritime dans l’Est-du-Québec présente un potentiel fort diversifié

Les secteurs de recherche vont de l’étude des espèces menacées à l’exploitation de la biomasse marine en passant par la conception d’un simulateur d’évacuation des sous-marins. Les voies de recherche ont un potentiel prometteur pour le Bas-Saint-Laurent.

Les diverses études qui se font sur le Saint-Laurent offrent de très nombreux sujets de recherche comme l’indique le directeur de l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, Jean Boulva. «On a qu’à se rappeler l’importance des pêches, des pêches commerciales, de l’aquaculture qui est en croissance, même des techniques douces d’utilisation des ressources, comme l’observation des mammifères marins qui apporte près de 100 millions de dollars dans la région de Tadoussac annuellement.»

Au centre de transfert technologique Innovation maritime, toute la recherche qui s’effectue sur le Saint-Laurent comporte aussi un potentiel de développement vers la scène internationale explique le directeur général, Jacques Paquin. «C’est un très beau laboratoire que nous avons, notamment avec le Saint-Laurent, de pouvoir développer de l’expertise, des technologies ou des produits et ensuite de les commercialiser à l’échelle mondiale parce que le véritable marché, il est planétaire là-dedans.»

La construction prochaine du Centre de recherche en biotechnologies marines présente aussi tout un éventail de possibilités. Le directeur général du CRBM, Guy Viel, cite notamment «des utilisations pharmaceutiques du côté bio-médical, en bio-environnement, et en alimentaire pour les aliments fonctionnels. Il y a différentes utilisations qui peuvent être trouvées, ou disons qui sont déjà connues et qui peuvent être valorisées.»

Le directeur de l’Institut des sciences de la mer, Serge Demers y perçoit un lien entre la recherche fondamentale et les applications concrètes vers la transformation de produits. «Je pense que le CRBM, c’est probablement le plus bel exemple de l’utilisation de la recherche fondamentale et le transfert vers l’industrie. Donc, c’est vraiment sa vocation, c’est ce qu’on a voulu lui donner comme vocation c’est-à-dire le lien entre ce que l’université faisait et ce dont l’industrie a besoin.»

Source : (Radio-Canada)

 

Un centre de recherche sur les biotechnologies marines sera créé à Rimouski

Grâce à une contribution de 6 750 000 $ du gouvernement du Canada, un nouveau Centre de recherche sur les biotechnologies marines verra bientôt le jour à proximité de l’UQAR…

L’honorable Claude Drouin, secrétaire d’État responsable de Développement économique Canada, a annoncé récemment une contribution de 6 750 000 $ du gouvernement du Canada pour la création, à Rimouski, du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM).

Le Centre sera construit dans les prochains mois, en bordure sud de la 2e Rue Est, à proximité de l’UQAR. La Ville de Rimouski s’est d’ailleurs associée à ce projet par le biais d’avantages fiscaux de plus de 500 000 $, sur le prix de vente du terrain et par un crédit de taxes dans le cadre de son programme facilitant l’implantation d’établissements de haute technologie reliés au domaine maritime.

Le CRBM sera une corporation autonome, supportée par l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) , l’Association du cancer de l’Est du Québec et l’Institut maritime du Québec. Des entreprises privées pourront y établir des partenariats; deux entreprises ont déjà démontré leur intérêt. La Corporation attend des nouvelles prochainement pour connaître l’implication du gouvernement du Québec dans ce projet.

La contribution du fédéral sera répartie en deux volets : 6,1 millions $ pour l’infrastructure et l’acquisition des équipements, et 600 000 $ pour supporter les frais de R-D et de transfert technologique pour les trois prochaines années. Seul du genre au Canada, le Centre aura pour mission de contribuer au développement des
biotechnologies marines et au transfert de ces technologies vers les entreprises québécoises et canadiennes.

Le Canada se classe au 2e rang en termes de sociétés de biotechnologie et est actif sur les marchés mondiaux. Le CRBM est un autre moyen de contribuer au développement de l’industrie québécoise des biotechnologies et de maintenir le leadership canadien dans ce domaine.  » Le potentiel d’applications pour des produits biotechnologiques d’origine marine est immense et touche des secteurs aussi variés que la santé, les nutraceutiques, les cosmétiques, les pêches et l’environnement. Les travaux du CRBM seront ainsi orientés vers le développement de nouveaux produits à valeur ajoutée, notamment des molécules bioactives d’origine marine, ainsi que vers le transfert de technologies et la réalisation d’activités de recherche. Le Centre sera l’un des seuls établissements de ce genre au monde à oeuvrer dans un milieu francophone et en eaux froides.

Essentiel au positionnement de la région du Bas-Saint-Laurent comme pôle d’excellence du secteur maritime, le Centre permettra de répondre, dans un contexte de partenariat, aux besoins de recherche des entreprises en biotechnologie, en mettant à leur disposition des infrastructures adaptées à leurs besoins et des équipes spécialisées orientées vers l’obtention de résultats commercialisables. Il suscitera ainsi l’implantation dans la région de nouvelles entreprises œuvrant dans ce domaine. La présence du CRBM jouera donc un rôle de catalyseur pour l’ensemble du Québec maritime, ce qui aura un impact très positif sur l’emploi.

Le président du CRBM, le Dr Georges Lévesque, estime que le Centre aura une capacité importante de développement au fil des années. Le Centre prévoit créer, dès le départ, 11 emplois et atteindre 24 emplois au total après cinq ans. Il pourrait également susciter la création de plusieurs dizaines d’emplois dans les entreprises régionales existantes et celles qui choisiront de s’implanter dans la région au cours des prochaines années.

Le projet d’implantation du CRBM cadre parfaitement avec les cibles stratégiques de l’agence de Développement économique Canada (www.dec-ced.gc.ca). Il s’inscrit notamment dans le volet maritime du programme d’initiatives régionales stratégiques (IRS) du Bas-Saint-Laurent, qui vise à accroître les activités de R-D dans la région, à stimuler la création de PME, à renforcer les axes offrant des potentiels de développement, comme le sont, les biotechnologies marines.

Source : UQAR-INFO