Une sculpture monumentale érigée en l’honneur du Dr Georges Levesque à Rimouski

Dévoilée jeudi en façade de l’Hôtellerie Omer-Brazeau, l’œuvre « Le Bâtisseur » de l’artiste rimouskois Michael Bergstaller vient souligner la contribution exceptionnelle du Dr Georges Levesque dans le développement de services en oncologie offerts aux communautés de l’Est-du-Québec.

D’une hauteur de 3,8 mètres (12,5 pieds), cette sculpture monumentale a été érigée en l’honneur de celui qui a posé la première pierre de la fondation de l’Association du cancer de l’Est du Québec (ACEQ) il y a bientôt 40 ans, en plus de livrer bataille pour que soient implantés dans la région d’importants soins et services favorisant le mieux-être de la collectivité.

Quelques témoins privilégiés des réalisations du Dr Levesque ont tenu à lui rendre hommage lors de ce dévoilement. Le président de l’ACEQ, Daniel Bénéteau, a parlé de son admiration et de son énorme reconnaissance envers tous les accomplissements de son ami et allié.  

« Travailler avec Georges c’est inspirant! Il a toujours cette flamme qui ne vacille pas. Tellement passionné, il nous entraîne tous dans son sillage. Tel un taureau, il revient toujours à la charge tant qu’il n’a pas obtenu ce qu’il faut. Georges veut améliorer le monde, c’est un batailleur qui aime aller au front pour les causes qui lui sont justes et importantes. Il veut les meilleurs soins pour les gens touchés par le cancer, les meilleures infrastructures, les meilleurs traitements, les meilleurs médicaments tout en repoussant toujours les limites. C’est un visionnaire et un agent de changement qui a œuvré toute sa vie au développement de sa région », a-t-il dit.

Le Dr Georges Levesque avec la miniature de l’œuvre réalisée en son honneur. Derrière, le sculpteur Michael Bergstaller, le créateur de cette œuvre.

De son côté, Nelson Charrette, premier directeur général de l’Association de 1987 à 1991, n’a pas manqué de souligner son admiration envers le grand bâtisseur qu’est le Dr Levesque. « Rimouskois pure laine, le Dr Levesque est un vrai régionaliste. Lors de ses études et durant sa carrière, il a été sollicité à de nombreuses reprises pour pratiquer la médecine ailleurs au Québec et en Europe. Heureusement pour nous, c’est dans sa ville qu’il a choisi de faire carrière », mentionne-t-il.

« Homme de valeurs, de conviction et de détermination, il n’a jamais ménagé ses efforts pour améliorer l’accessibilité, la diversité et la qualité des soins et services offerts aux personnes atteintes de cancer et leurs proches dans l’Est-du-Québec. Il est un visionnaire et un entrepreneur qui a livré et remporté plusieurs batailles au cours de sa carrière. Un homme d’exception où l’expression ‘’faire la différence’’ prend tout son sens. »

Cette marque de reconnaissance a été offerte par des témoins privilégiés des réalisations du Dr Levesque : Daniel Bénéteau, Nelson Charette, Robert Duchesne, Robert Huard, Paul-André Lavoie, Camille LeBlanc, Irvin Pelletier, Gaétan Rousseau et Guy Viel ainsi que des contributeurs anonymes. L’Association souligne la contribution de Construction Albert et de TR3E Experts-Conseils qui ont joué un rôle de premier plan dans la réalisation de ce projet.

Outre la sculpture « Le Bâtisseur » qui entre désormais dans le patrimoine culturel rimouskois, l’une des plus grandes œuvres du sculpteur Michael Bergstaller est le « Cheval Noir », une création monumentale installée sur le terrain de l’église de Notre-Dame-des-Neiges à Trois-Pistoles qui lui a valu en 2008 le prix les Arts et la Ville. Au Québec, monsieur Bergstaller a réalisé différentes sculptures monumentales que l’on retrouve dans des circuits d’art public.

Source : Journal L’Avantage, 15 octobre 2021

Plus de 1,4 M$ pour améliorer l’efficacité énergétique au CRBM

Le CRBM a pour mission de favoriser la croissance de la filière des biotechnologies marines.

Le gouvernement du Québec verse une contribution financière non remboursable d’environ 1,4 million de dollars au Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) de Rimouski pour l’amélioration de l’efficacité énergétique de ses laboratoires.

La ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Caroline Proulx, et l’adjointe parlementaire du ministre de l’Économie et de l’Innovation (volets innovation et entrepreneuriat), MarieChantal Chassé, en ont fait l’annonce aujourd’hui, peut-on lire dans un communiqué de presse du gouvernement. Le projet du CRBM est évalué à 1,6 M$.

« Au nom du président du conseil d’administration, M. Georges Levesque, des membres du conseil d’administration et de toute l’équipe du CRBM, nous nous réjouissons de cet investissement qui permettra l’amélioration de notre infrastructure de recherche. Grâce au soutien du gouvernement du Québec, nous réaffirmons le rôle primordial du CRBM en recherche et en innovation dans le secteur des biotechnologies marines au Québec », indique le directeur général de l’organisme, Guy Viel.

« La recherche et l’innovation sont au rendez-vous dans toutes les régions du Québec maritime, notamment dans le Bas-Saint-Laurent. C’est donc avec enthousiasme que notre gouvernement appuie ce projet qui permettra au CRBM de maintenir des infrastructures de recherche d’une plus grande efficacité énergétique. C’est une condition essentielle pour stimuler la réalisation de projets d’avenir du côté des biotechnologies marines, un secteur qui crée des emplois de qualité dans le Bas-Saint-Laurent tout en inscrivant le Québec dans une économie plus innovante et durable », ajoute Caroline Proulx.

Le CRBM a pour mission de favoriser la croissance de la filière des biotechnologies marines, notamment grâce à des activités de recherche et de développement scientifiques et de transfert technologique.

Source : Journal L’Avantage, 28 juin 2021

Avantage Saint-Laurent – L’économie bleue au coeur de la relance économique

Trois-Rivières, le 17 juin 2021 Faire du fleuve Saint-Laurent un corridor économique performant et respectueux des écosystèmes et des communautés riveraines est le point de mire de la nouvelle vision maritime du Québec : Avantage Saint-Laurent. La ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Mme Chantal Rouleau, en présence du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, M. Jean Boulet, a procédé aujourd’hui au dévoilement de cette stratégie fort attendue par l’industrie.

Une enveloppe globale de 926,9 M$ permettra la mise en œuvre de cette nouvelle vision maritime d’ici 2024-2025.

Trois orientations guideront les actions d’Avantage Saint-Laurent :

  • doter le Saint-Laurent d’infrastructures portuaires modernes et compétitives (300 M$);
  • assurer, sur le fleuve, une navigation efficace et respectueuse des écosystèmes (232,6 M$);
  • offrir aux communautés maritimes des possibilités de développement prometteuses et durables (394,3 M$).

Avec ces trois grandes orientations, le gouvernement entend s’appuyer sur les 3 200 kilomètres de possibilités offertes par le fleuve pour augmenter notre richesse collective.

Citations

Le fleuve Saint-Laurent est un fort symbole de notre identité. Cette voie maritime, qui constitue un patrimoine collectif à préserver, va devenir une source de richesse pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois. C’est l’ambition de notre gouvernement, que nous concrétisons aujourd’hui par le lancement de la stratégie maritime Avantage Saint-Laurent. Cette vision, qui appelle à la participation des communautés côtières et des acteurs du milieu maritime de partout au Québec, fera de l’économie bleue un pilier de la relance économique.

François Legault, premier ministre du Québec

C’est avec une grande fierté que nous dévoilons cette vision qu’est Avantage Saint-Laurent. Elle permettra l’exploitation du potentiel économique, social et environnemental de ce vaste territoire qu’est le Saint-Laurent. Elle est le fruit d’une importante consultation et je crois fermement qu’elle rendra le Québec maritime plus innovant, moderne et inclusif.

Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal

C’est un jour heureux pour le Québec avec le lancement d’Avantage Saint-Laurent. Je félicite ma collègue Chantal Rouleau qui a porté habilement ce dossier pour proposer au Québec une vision maritime rassembleuse. Avantage Saint-Laurent est pleinement en cohérence avec la volonté gouvernementale d’accélérer la relance économique, de stimuler la création d’emplois valorisants et de soutenir la croissance durable des régions et des villes riveraines.

Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie

Faits saillants

  • Une enveloppe de 145 M$ est réservée à des projets qui contribueront à une relance économique rapide et dont les répercussions sur la main-d’œuvre locale seront significatives, ainsi qu’à des projets permettant le développement des marchés à fort potentiel.
  • La somme de 232,6 M$ sera consacrée à l’établissement d’un corridor économique intelligent ainsi qu’à la gestion des risques maritimes et à la protection des écosystèmes.
    • Un corridor économique intelligent favorisera le développement, tout le long du Saint-Laurent, d’un système interconnecté et autonome qui permet aux usagers du fleuve d’avoir accès aux données stratégiques dont ils ont besoin et ainsi d’optimiser leurs activités.
  • Plusieurs réflexions et besoins exprimés lors de la tournée régionale réalisée en 2019 ont été pris en compte dans l’élaboration d’Avantage Saint-Laurent. Des consultations ont eu lieu auprès de représentants d’organismes publics et institutionnels, d’entreprises touristiques, d’entreprises liées ou non au secteur maritime, d’organismes environnementaux et de communautés autochtones.

Lien connexe

Une grande vision d’avenir qui a pour nom Novarium

Rimouski, le bâtiment construit par Tanguay et le secteur maritime

Par Pierre Michaud11.05.2021 18:00

La Société de promotion économique de Rimouski (SOPER), en partenariat notamment avec la Ville de Rimouski et la MRC Rimouski-Neigette, s’inscrit dans la démarche des zones d’innovation du gouvernement du Québec en développant un pôle d’excellence axé sur le secteur maritime.

La démarche, le grand projet, porte un nom : Novarium. Il s’agit d’une contraction des mots innovation et aquarium, en référence à la volonté des promoteurs de vouloir élargir les références à la vocation maritime qui ne se limite pas à la pêche, mais bien à tout ce qui touche aux sciences de la mer, à partir des bouées électroniques jusqu’aux recherches scientifiques comme celles effectuées au Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM).

Dans un communiqué, le gouvernement du Québec précise que la création de zones d’innovation de calibre international vise à augmenter la commercialisation des innovations, les exportations, les investissements locaux et étrangers ainsi que la productivité des entreprises. Les zones d’innovation attireront, dans des territoires géographiques délimités, des talents, des entrepreneurs, de grands donneurs d’ordres ainsi que des chercheurs du Québec et d’ailleurs.

« Différents acteurs socio-économiques seront mis à contribution, par exemple : des entreprises, des organismes à vocation économique, des établissements de recherche et d’enseignement et des municipalités. » Une telle dénomination permettrait d’obtenir du soutien financier et de l’accompagnement pour différents projets.

« Je suis très content de l’avancement de ce dossier. Le marché rimouskois est basé sur l’innovation, mais pas seulement maritime. On a des entreprises qui se démarquent régulièrement en tant que novatrices. Quand on a travaillé avec l’ancien gouvernement sur la stratégie portuaire, on avait besoin d’un campus d’innovation avec un bâtiment-phare. Le bâtiment-phare est en cours de construction. Dans les prochains jours, l’enveloppe va être fermée, les murs et les fenêtres seront installés. Avec l’annonce des zones d’innovation, on s’est rendu compte que le bâtiment pouvait être aussi le trait d’union entre ce qu’était la zone portuaire et ce que pouvait être une zone d’innovation. Mais la zone d’innovation n’est pas une finalité en soi : nous sommes une communauté articulée autour de l’entrepreneuriat et de la recherche universitaire avant et nous le serons toujours, après », précise le président et directeur général de la SOPER, Martin Beaulieu.

« Avant même d’avoir un signal du ministère de l’Économie que Rimouski pouvait être potentiellement une zone d’innovation, nous avions déjà décidé de créer un poste à la SOPER qui est la Direction de l’innovation. La titulaire en est Amélie Desrochers. Nous avons un bâtiment et le bâtiment, il faut mettre des programmes dedans. Ça ne peut pas rester que de la brique et du mortier. Il y aura des programmes de soutien à l’entrepreneuriat et à l’innovation qui vont être annoncés dans les prochains mois. On peut parler même d’un campus, car on ne parle pas juste d’une bâtisse, mais de toute la communauté du Bas-Saint-Laurent qui est mobilisée. Et même au-delà de ça, puisqu’une entreprise qui voudrait être accompagnée dans le secteur maritime pourrait venir s’installer ici. C’est pour ça qu’on est tout droit dans l’esprit des zones d’innovation. On vise à être un pôle d’excellence qui rayonne au Québec, mais aussi à l’international », estime monsieur Beaulieu.

Approche transversale

« Notre approche est transversale. On va inclure du génie, du pharmaceutique, de la transformation alimentaire, des nouvelles technologies. Nous sommes à la croisée des chemins, parce que le maritime est souvent perçu comme étant linéaire : on va chercher la ressource, on la transforme et on la vend. Au fil des ans, nos universités et nos centres de recherche ont développé un savoir-faire. Ce savoir-faire, on le retrouve par exemple au CRBM et il est applicable à plusieurs secteurs. Il y a des procédés, ou des tests ou des applications qui ont été développées pour le secteur maritime, mais qui peuvent trouver des applications dans d‘autres secteurs, comme l’alimentaire », affirme le patron de la Société de promotion économique de Rimouski.

Ce dernier cite par exemple la brasserie artisanale Pit Caribou qui utilise des produits de la mer dans sa fermentation.

« Il y a un potentiel transversal. Autre exemple, Gin St.Laurent fabrique du gin avec des algues dedans. L’économie bleue devient de plus en plus transversale. Même chose en génie : on se rend compte que des savoir-faire peuvent appliquées dans d‘autres secteurs, ce qui procure des occasions d’affaires pour nos entreprises, mais aussi pour celles du Québec. Le campus vise ça. »

Une ou des usines de fabrication

« Nous sommes soutenus par le ministère de l’Économie pour développer notre zone d’innovation. Les entreprises intéressées à nos produits ne vont pas nécessairement déménager ici, mais elles vont pouvoir rapidement avoir accès à l’expertise dont elle a besoin pour avoir de meilleurs produits et d’être compétitives. Ça pourrait aussi se traduire par la construction d’une usine », croit Martin Beaulieu.

« À partir du moment où on a un pôle d’excellence, dédié à l’entrepreneuriat et à l’innovation, c’est clair que si quelqu’un nous dit qu’il a besoin d’une usine, on va l’analyser et on va essayer de répondre à la demande. Notre projet est axé comme ça : comprendre quoi faire de nos centres de recherche; comprendre les besoins des entreprises qui sont connectées sur les marchés; être au service des entreprises pour que les résultats de recherche trouvent plus d’applications et que les entreprises aient plus accès aux résultats des recherches, pour développer plus rapidement des produits qui vont avoir accès aux marchés, tous secteurs confondus », résume-t-il.

Source : Journal Le Soir, 11 mai 2021

Vision maritime – Les biotechnologies marines mises à l’honneur par le gouvernement du Québec grâce à un soutien de 7 M$


NOUVELLES FOURNIES PAR Cabinet de la ministre déléguée aux transports 

Avr 29, 2021, 11:37 ET


QUÉBEC, le 29 avril 2021 /CNW Telbec/ – Afin de soutenir l’essor des biotechnologies marines, le gouvernement du Québec accorde 7 M$ en subvention à quatre organismes de ce secteur de l’économie maritime. C’est la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Mme Chantal Rouleau, qui en a fait l’annonce dans le cadre de l’événement webdiffusé mensuellement par Technopole maritime du Québec (TMQ).

Les biotechnologies marines offrent une occasion de mettre en valeur le potentiel maritime issu des produits de la pêche et de l’aquaculture. Ces principes actifs sont prisés par les acteurs de plusieurs marchés importants tels que l’alimentation, la pharmaceutique, la cosméceutique, l’agriculture, le biomédical, les bioplastiques et plusieurs autres.

Citation

« Les biotechnologies marines sont reconnues comme un créneau d’excellence stratégique par le gouvernement du Québec. Nous avons la chance que les eaux froides du Saint-Laurent confèrent des propriétés particulières à notre biomasse marine. Plusieurs marchés importants recherchent ces ressources aux principes actifs. Avec un tel panorama, nous avons tout en main pour que les biotechnologies marines deviennent un secteur phare et structurant de notre économie. »

Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal

Faits saillants

  • Les sommes allouées pour les années 2020-2021 et 2021-2022 se répartissent comme suit :
OrganismeSubventionProjet
Technopole maritime du Québec (TMQ)300 000 $Pour la coordination et l’animation de la filière québécoise des biotechnologies marines
Merinov1 000 000 $Pour son projet pilote Valomer, lequel vise à mettre en place, entre autres, une unité préindustrielle de valorisation des coproduits marins
Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM)1 000 000 $Pour la mise en œuvre du projet « Valorisation de la biomasse marine du Saint-Laurent – de l’idée au marché », lequel a comme objectif de favoriser l’utilisation optimale et durable des ressources marines du Québec par le développement d’ingrédients issus de la biotechnologie marine 
Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec (CRIBIQ)4 700 000 $Pour son programme BTM Propulsion, lequel vise la commercialisation de produits innovants et de procédés permettant l’exploitation et la valorisation des bioressources marines québécoises 
  • Le secteur des biotechnologies marines au Québec est constitué d’une trentaine de petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que d’une quinzaine d’organismes de recherche répartis principalement le long du fleuve Saint-Laurent.

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SOURCE Cabinet de la ministre déléguée aux transports

Renseignements: Source : Éric Laporte, Attaché de presse, Cabinet de la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Tél. : 438 863-7180; Pour information : Relations avec les médias, Direction des communications, Ministère des Transports, Tél. : Québec : 418 644-4444, Montréal : 514 873-5600, Sans frais : 1 866 341-5724

Innovation dans les pêches et l’aquaculture commerciales au Québec – Ottawa et Québec accordent une aide financière de plus de 1,2 million de dollars à treize projets en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine

Publié par : Cabinet du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation

QUÉBEC, le 3 mars 2021 /CNW Telbec/ – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. André Lamontagne, et la ministre du Revenu national et députée de Gaspésie−Les Îles-de-la-Madeleine, Mme Diane Lebouthillier, au nom de la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Mme Bernadette Jordan, annoncent un financement conjoint Canada-Québec de treize projets visant à stimuler l’innovation dans le secteur des pêches et de l’aquaculture commerciales. Cette aide financière, qui totalise un montant de 1 222 579 $, est accordée en vertu du Fonds des pêches du Québec (FPQ).

Rappelons que le FPQ a été lancé en avril 2019 pour contribuer à la réalisation de projets de l’industrie des pêches et de l’aquaculture relatifs à l’innovation et à l’amélioration de la compétitivité et de la productivité. Ce fonds s’adresse aux pêcheurs, aux transformateurs, aux aquaculteurs, aux communautés autochtones ainsi qu’aux centres de recherche et aux établissements d’enseignement postsecondaire. Sa mise en œuvre stimulera l’innovation de cette industrie et permettra d’accroître les investissements, de générer des retombées économiques et de créer des emplois dans les communautés côtières du Québec.

Citations

« Tous les projets qui reçoivent aujourd’hui une aide financière sont des exemples d’actions que peuvent prendre les entreprises pour à la fois demeurer compétitives et prendre de l’expansion dans une perspective de développement durable. Dans une optique de développement de notre autonomie alimentaire, nous devons prendre soin de nos mers et de nos océans et c’est précisément ce que visent les investissements d’aujourd’hui. Les treize financements conjoints que nous annonçons aujourd’hui constituent des exemples de collaboration féconde entre le Québec, le Canada et les intervenants de l’industrie des pêches et de l’aquaculture des Îles-de-la-Madeleine et de la Gaspésie dans la réalisation de projets innovants. »

M. André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation

« Alors que nous nous réjouissons d’un retour à la normale après cette pandémie, il est plus important que jamais que nos industries aient les ressources dont elles ont besoin pour être aussi productives et durables que possible. Grâce à ces investissements dans le cadre du Fonds des pêches du Québec, notre gouvernement contribue à faire en sorte que quiconque travaillant dans le secteur québécois des produits de la mer puisse obtenir la valeur maximale de ses produits. Les organismes que nous finançons ont créé des façons novatrices de faire croître le secteur canadien des produits de la mer, et nous sommes fiers d’investir dans leur vision. »

Mme Bernadette Jordan, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

« Les projets annoncés aujourd’hui font la fierté de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ainsi que de toute la province, car ils reflètent le désir de tous les acteurs du secteur du poisson et des fruits de mer au Québec d’assurer une croissance durable grâce à l’innovation. Ces nouveaux équipements et technologies contribueront à la croissance des entreprises et au rayonnement de l’industrie locale. »

Mme Diane Lebouthillier, ministre du Revenu national et députée de Gaspésie−Les Îles-de-la-Madeleine

« Avec cette annonce, le gouvernement du Québec met tout en place pour soutenir la compétitivité de la pêche et de l’aquaculture, une industrie centrale dans la structure économique régionale de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. À l’heure où nous cherchons à accroître notre autosuffisance alimentaire, il importe plus que jamais de stimuler l’innovation au sein des entreprises des secteurs des pêches et de l’aquaculture afin qu’elles soient davantage productives et concurrentielles. L’investissement d’aujourd’hui s’inscrit en cohérence avec la volonté du gouvernement de contribuer à la vitalité économique de toutes les régions du Québec. »

M. Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable des régions de la Côte-Nord et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Faits saillants

Le FPQ

  • Il a une enveloppe budgétaire de 42,8 millions de dollars sur cinq ans (du 24 avril 2019 au 31 mars 2024); 30 millions de dollars (70 %) proviennent du gouvernement du Canada et 12,8 millions de dollars (30 %), du gouvernement du Québec.
  • Objectifs :
    • Accroître la productivité et la compétitivité du secteur des pêches et de l’aquaculture;
    • Renforcer la capacité de l’industrie à s’adapter aux transformations de l’écosystème, y compris celles liées aux changements climatiques;
    • Permettre au secteur des poissons et des fruits de mer du Québec de se démarquer par l’innovation pour offrir des produits de grande qualité et de source durable.

Les treize projets

  • L’Association québécoise de l’industrie de la pêche reçoit une aide financière de 32 900 $ pour son projet d’étude, qui aura lieu auprès d’une dizaine d’usines en région maritime, sur les coûts de mise à niveau des usines de transformation détenant un permis de transformation de poissons de fond en vue de la réception et de la transformation du sébaste. Grâce aux résultats obtenus, les usines de transformation auront un portrait global de la situation et elles seront mieux outillées pour prendre des décisions d’investissement.
  • Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines se voit octroyer une aide financière de 98 475 $ pour le développement d’un nouvel appât pour le homard. Des microorganismes produisant les composés attractifs du homard seront cultivés et traités en laboratoire, puis testés sur des homards en milieu contrôlé (bassins). Une étude technico-économique sera également réalisée afin de comparer le coût de production de cet appât innovant à celui des appâts traditionnels.
  • Merinov reçoit une aide financière de 95 372 $ pour l’évaluation du potentiel des algues stabilisées et commercialisées en tant qu’ingrédient pour leurs propriétés fonctionnelles et nutritives dans la fabrication de divers aliments tels que le pain, le jus et le yogourt. Ce projet permettra d’étudier et de documenter le marché des produits alimentaires intermédiaires et les propriétés fonctionnelles, organoleptiques et nutritives des produits à base d’algues.
  • La Crevette du Nord Atlantique inc. reçoit une aide de 91 349 $ pour optimiser sa ligne de transformation de crevettes congelées deux fois (double frozen) en adaptant les installations existantes et en acquérant de nouveaux équipements pour traiter les crustacés achetés congelés. Ce projet permettra d’améliorer la qualité des produits et de limiter la diminution des populations locales de crevettes.
  • Le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie obtient deux aides financières:
    • Une aide financière de 102 825 $ pour mener à bien le développement et les essais d’un dispositif permettant de réduire la longue dérive de cordage entre les bouées et les casiers à homards, une façon de faire mieux adaptée à la pêche côtière. Cet équipement innovant réduira les risques d’enchevêtrement des baleines dans la corde de mouillage des homardiers gaspésiens.
    • Une aide financière de 24 926 $ pour équiper les bateaux des pêcheurs de homard gaspésien de matériel sanitaire pour éviter la propagation de la COVID-19. Le Regroupement assurera la coordination et l’accompagnement de ses membres dans la lutte contre le coronavirus.
  • La Pêcherie Pierre-Paul Dupuis et Fils inc. reçoit une aide de 99 995 $ pour l’achat et l’installation d’un système de contrôle sur un chalut de pêche à la crevette. La nouvelle technologie améliorera l’efficacité de la pêche et en diminuera les conséquences sur l’environnement.
  • Les Pêcheries Danamé inc. obtient une aide financière de 73 813 $ pour l’utilisation conjointe d’un capteur échosondeur de chalut de type « Trawl Eye » et d’une caméra sous-marine OCEAN-CAM. Le couplage des informations fournies par ces deux appareils permettra à l’entreprise d’augmenter l’efficacité de ses opérations de pêche, de diminuer ses frais d’exploitation, d’augmenter sa productivité et d’améliorer la sécurité à bord du bateau.
  • L’entreprise Les Fruits de mer Madeleine inc. se voit octroyer une aide financière de 72 675 $ pour un projet d’optimisation de sa ligne de transformation de crabe des neiges. L’entreprise installera un nouveau système d’emballage automatique et augmentera ainsi sa productivité tout en diminuant la manipulation humaine.
  • Le projet de l’entreprise de M. Mathieu Girard obtient une aide financière de 89 122 $ pour le développement et l’essai d’un nouveau système de drague pour la pêche au concombre de mer. Ce nouvel équipement permettra d’améliorer le taux de capture, de réduire les prises accessoires, de diminuer la consommation de carburant et de minimiser les conséquences de la pêche au concombre de mer sur les fonds marins.
  • Le projet du Conseil de bande des Micmacs de Gesgapegiag reçoit un montant de 295 091 $ pour acquérir et installer un système de contrôle « Echo Trawl » sur ses trois crevettiers. Ce système permettra aux pêcheurs de réduire la quantité de carburant utilisée, de minimiser les conséquences de la pêche à la crevette sur les fonds marins et de diminuer les prises accessoires.
  • L’entreprise Les logiciels Smart Sailors inc. reçoit une aide financière de 87 150 $ pour un projet de développement d’application numérique permettant d’améliorer la productivité et la sécurité des bateaux de pêche du Québec. Cet outil répondra à la demande des pêcheurs qui expérimentent des problèmes de sécurité à bord de leur bateau et réduira également la surconsommation de carburant due à une utilisation mal adaptée et à un manque d’entretien du moteur.
  • L’entreprise GHGES Marines Solutions inc. obtient une aide financière de 58 886 $ pour son projet d’adaptation du système « Marentrack » au secteur des pêches. Ce nouvel outil intelligent de surveillance et d’analyse à distance des installations mécaniques du navire permettra aux travailleurs de se concentrer sur la pêche.

Une première entente stratégique entre le CRBM et Génome Québec pour soutenir le développement des biotechnologies marines

Rimouski, 8 septembre 2020 – Génome Québec et le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) signent une entente de partenariat stratégique pour favoriser la mise en œuvre de collaborations technologiques et scientifiques dans le domaine de la génomique.

Les deux organismes ont la volonté de mettre en commun leurs expertises spécialisées dans la réalisation d’initiatives favorisant l’intégration de la génomique dans le développement de biotechnologies marines appliquées à l’industrie.

Pour Daniel Coderre, président-directeur général de Génome Québec, la génomique est une technologie de rupture qui transformera les façons de faire. « Elle a un potentiel énorme, notamment pour les secteurs non humains, dont l’industrie maritime. Les applications concrètes se multiplient, ce qui favorise de plus en plus le rapprochement avec les entreprises. Dans cette perspective, le partenariat avec le CRBM ouvre de nombreuses portes et s’annonce fort prometteur pour l’économie du Québec ».

Génome Québec et le CRBM accordent une grande importance à la recherche et développement (R-D) ainsi qu’aux innovations issues de la génomique comme moyens concrets pour intégrer les nouvelles technologies et les nouvelles pratiques dans la réalisation de leur mandat respectif. Cette entente de partenariat stratégique illustre la volonté d’explorer des initiatives de collaboration, devant mener à terme au développement de la génomique et des sciences omiques associées, comme technologie de rupture permettant le développement économique du Québec, dont le développement des biotechnologies marines pour l’industrie.

Comme le souligne M. Guy Viel, directeur général du CRBM : « Le CRBM a la volonté de développer des partenariats avec des organisations de pointe telles que Génome Québec, afin de favoriser le développement des biotechnologies marines. Ce partenariat très porteur, signé avec Génome Québec, est plus qu’important pour le soutien au développement d’outils de détection et de contrôle de qualité des produits marins ou encore, le développement d’ingrédients et de procédés exploités en biotechnologies marines grâce à la génomique. »

Dans le cadre de cette entente de partenariat stratégique, Génome Québec et le CRBM ont convenu que les axes prioritaires de collaboration seront les suivants :

  • Le soutien au développement au CRBM d’une plateforme en métagénomique dédiée aux biotechnologies marines;
  • Le développement de projets de recherche en métagénomique et en lien avec l’industrie portant entre autres sur l’usage des microorganismes marins, des microalgues et des algues marines du Québec;
  • La recherche portant sur la traçabilité, l’innocuité et la qualité des produits marins et en appui au développement au CRBM du centre de référence sur les produits marins;
  • La recherche portant sur le développement d’outils biomoléculaires pour détecter la COVID-19;
  • Le développement de partenariats internationaux visant la recherche et le rayonnement des applications de la génomique en biotechnologies marines.

Faits saillants

CRBM

La mission du Centre de recherche sur les biotechnologie marines (CRBM) est de supporter et de contribuer à la croissance de la filière des biotechnologies marines par des activités de recherche et développement scientifique et de transfert industriel, notamment pour le secteur des sciences de la vie.

Le CRBM est supporté financièrement par Développement économique Canada (DEC), par le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec (MEI) et par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Génome Québec

Génome Québec a pour mission de catalyser le développement et l’excellence de la recherche en génomique, son intégration et sa démocratisation. Pilier de la bioéconomie du Québec, l’organisme contribue également au développement social et durable, ainsi qu’au rayonnement du Québec. Les fonds investis par Génome Québec proviennent du ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec (MEI), du gouvernement du Canada par l’entremise de Génome Canada et de partenaires privés. Pour en savoir davantage, consultez www.genomequebec.com.

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Guy Viel Directeur général CRBM Courriel : guy_viel@crbm-mbrc.com Tél. : (418) 723-2726, poste 105Éva Kammer Directrice, Communications et éducation Génome Québec Courriel : ekammer@genomequebec.com Tél. (514) 519-6910

Puiser dans la mer pour plonger en affaires

L’ingrédient clé de la nouvelle gamme de soins de la peau créée par Boréalie est une algue récoltée au Québec

Il ne faut pas avoir froid aux yeux pour démarrer son entreprise en pleine pandémie. Encore moins pour lancer de nouveaux cosmétiques, un marché dominé par des géants de la beauté. C’est pourtant ce qu’ont fait Claire Bardin et Mathieu L’Heureux en fondant Boréalie, qui propose une nouvelle gamme de soins pour la peau faits d’algues marines issues du golfe du Saint-Laurent.

« Ce sont des ingrédients actifs qui ont, entre autres, une grande capacité de rétention d’eau. Ils augmentent, par le fait même, les vertus hydratantes et réparatrices de nos soins », explique Claire Bardin. 

C’est un séjour en amoureux au phare des Îles-du-Pot-à-l’Eau-de-Vie, en plein milieu du Saint-Laurent, à la hauteur de Rivière-du-Loup, qui a été le déclencheur de l’aventure entrepreneuriale de ce couple de cadres dans le milieu de la santé.

« On y a rencontré un océanographe belge qui nous a parlé du trésor sous-estimé que sont les algues marines », explique Claire Bardin, une Française installée au Québec depuis bientôt cinq ans.

« Avant même de venir m’établir ici, j’entendais parler du majestueux fleuve que je rêvais de découvrir. J’ai constaté qu’il était riche de végétaux aquatiques aux qualités exploitables. C’est ce qui nous a inspirés dans le développement de nos cosmétiques. »

Deux ans d’efforts

Aujourd’hui, la jeune entreprise exploite la laminaire sucrée, cette algue brune commune qui est récoltée exclusivement en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent. 

C’est l’ingrédient clé de sa première gamme Beaudrier de Neptune, qui s’adresse aux femmes. 

Elle est constituée de trois produits, soit une huile démaquillante, une crème et un sérum aux propriétés antioxydantes. 

Sa mise au point a nécessité plus de deux ans de travail qui se sont déroulés en collaboration avec les experts du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) de Rimouski. 

Les tests de formulation en laboratoire ont été menés avec un collaborateur à Boucherville pour garantir un produit stable et de grande qualité.

« Malgré la crise sanitaire, on a pu garder le cap et finaliser le développement de nos soins. On a juste décalé quelque peu la date de lancement », précise Claire Bardin.

L’opération a été bien orchestrée et a coïncidé avec un passage à l’émission Dans l’œil du dragon

« On n’a pas conclu d’entente, mais on a bénéficié de nombreux conseils. On a aussi établi un contact moins formel avec certains dragons. Pour nous, c’est comme une main tendue pour entrer dans l’écosystème entrepreneurial du Québec. » 

Pour financer son projet, le couple a investi ses fonds personnels et a aussi pu bénéficier de financements provenant de PME MTL et de la Banque de développement du Canada (BDC). 

Vendre sur le web

Comme stratégie de commercialisation, Boréalie mise principalement sur la vente en ligne. 

« Notre objectif, c’est de réaliser 90 % de nos ventes sur le web. Nos produits seront aussi disponibles dans des boutiques indépendantes localisées entre Montréal et Havre-Saint-Pierre. »

Sa clientèle cible ? « Les consommateurs de 25 à 35 ans qui sont capables d’acheter en ligne sans avoir d’abord testé le produit. L’enjeu sera plus sur la fidélisation pour que leur achat impulsif se traduise en achats réguliers », souligne Claire Bardin. 

Boréalie souhaite se positionner en tant que leader de la beauté durable. 

Il s’agit d’exploiter la richesse marine du Saint-Laurent dans le respect et la préservation de la ressource. Elle favorise aussi la fabrication locale. 

Les deux entrepreneurs s’engagent également à redonner à la communauté. Ils verseront une part de leurs profits à la Société Duvetnor, l’organisme qui offre des activités d’écotourisme et de conservation des milieux naturels des îles du Bas-Saint-Laurent.

Claire Bardin a récemment quitté son poste de chef du service qualité des soins au CHUM pour se consacrer à temps plein à son « bébé ». Elle a plongé dans l’aventure sans trop d’hésitation. 

« Je me suis dit que si j’avais été capable de quitter mon pays, j’étais capable de changer de vie. » 

Elle a pris en charge la planification stratégique, la R.-D. (recherche et développement) et le marketing, alors que Mathieu L’Heureux, en plus de son travail de cadre, voit aux opérations et aux finances. 

« Il y a une belle synergie entre nous dont on ne se priverait plus. »

Source : Sylvie Lemieux, Journal de Montréal, 20 juillet 2020

Le ministre de l’Agriculture visite des entreprises de la région

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, a effectué une tournée du Bas-Saint-Laurent pour y rencontrer des producteurs leaders du monde agricole, dont la famille Lavoie, de la Bergerie du Faubourg, de Saint-Narcisse-de-Rimouski, jeudi et vendredi, après l’annonce du financement pour l’embauche des travailleuses de rang.

Cette visite reflète sa volonté d’être sur le terrain et de constater les nombreuses réalisations tout en demeurant à l’écoute des préoccupations du milieu. En deux jours, il a multiplié les rencontres avec des agriculteurs sur le territoire, avec divers entrepreneurs locaux ainsi qu’avec plusieurs groupes engagés dans le rayonnement et dans le développement de la région.

Les effets de la pandémie de COVID-19

Le ministre a notamment abordé les effets de la pandémie de COVID-19, le rôle qu’occupent les producteurs bas-laurentiens dans le contexte actuel et la prise de conscience du rôle de chaque maillon de la chaîne d’approvisionnement alimentaire au Québec. Il est à noter que tout s’est déroulé dans le respect des recommandations sanitaires émises par la santé publique.

Les enjeux régionaux importants ont été abordés. La revalorisation des terres en friche, le défi de relève pour plusieurs entreprises de la région et les conséquences, pour une quatrième année consécutive, de la sécheresse dans la région sont quelques-uns des sujets qui ont occupé les discussions.

Grande solidarité à Rivière-Ouelle

Par ailleurs, en compagnie de la ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx, le ministre Lamontagne a rencontré des producteurs agricoles qui ont contribué à lutter contre le feu de tourbière de Rivière-Ouelle plus tôt cet été. Ils ont souligné la grande solidarité dont ils ont fait preuve.

Des réussites bas-laurentiennes

Les visites effectuées ont permis au ministre de souligner plusieurs réussites bas-laurentiennes. On peut notamment mentionner : la contribution du Centre de recherche sur les biotechnologies marines au développement d’outils technologiques et d’identification de composés antiviraux dans le contexte de la lutte à la COVID-19 ainsi que son projet de mise en place d’un centre de référence sur l’identité, la traçabilité et la qualité des produits marins ; l’obtention du tout premier permis de production artisanale de boissons alcoolisées à base de sève d’érable par l’Érablière L’Éveil du printemps (Domaine ACER) ; la création d’un jardin de solidarité par La Manne Rouge, je récolte ; le positionnement du Bas-Saint-Laurent en tant que chef de file dans la production ovine et la généreuse contribution des banques alimentaires aux citoyens de la région.

Le ministre Lamontagne s’est rendu chez Moisson Rimouski-Neigette. (Photo gracieuseté)

« Je suis heureux d’avoir effectué cette tournée malgré le contexte sanitaire des derniers mois. Je trouve une grande partie de mon énergie dans la découverte des passions et de la créativité nos agriculteurs et agricultrices partout sur le territoire. Mon objectif est d’être branché à leurs préoccupations et d’être le plus aidant lorsque vient le temps de les accompagner. Je suis heureux de constater que le Bas-Saint-Laurent regorge d’entrepreneurs novateurs et proactifs. Plus que jamais, les derniers mois ont mis en lumière que l’achat local constitue une force pour nos régions et pour notre économie. Je suis également très fier de l’aide récurrente de 400 000 $ accordée à Au cœur des familles agricoles. La présence des travailleurs de rang sur notre territoire est une ressource indispensable pour soutenir nos familles agricoles », mentionne le ministre Lamontagne, qui a notamment rencontré le président de l’Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis ; la directrice générale des Saveurs du Bas-Saint-Laurent, Nicole Lavoie ; la cheffe et propriétaire de Chez St-Pierre et instigatrice du collectif Manger notre Saint-Laurent, Colombe St-Pierre ; les employés de Moisson Rimouski-Neigette et les employés de Moisson Kamouraska.

Le ministre Lamontagne a annoncé un financement de 400 000 $ par année pour soutenir le travail de rang à la grandeure du Québec, jeudi matin à l’Hôtel Rimouski. (Photo Alexandre D’Astous – Journal Le Soir)

Le ministre a aussi visitéle Centre de recherche sur les biotechnologies marines ; la Ferme du Vert Mouton de Saint-Valérien; la Ferme Lavoie Banville\Bergerie du Faubourg de Saint-Narcisse-de-Rimouski; L’Érablière L’Éveil du printemps (Domaine ACER) ; la Manne Rouge, je récolte ; le Jardin À tout vent ; la Bergerie des Intondables et la Ferme 40 Arpents.

Source : Alexandre D’Astous, Journal le soir, 18 juillet 2020

Mise en place au CRBM d’un centre de référence dans le secteur des produits alimentaires d’origine marine

Rimouski, 25 juin 2020 – Grâce à l’appui du ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) par le Programme d’appui au développement des secteurs stratégiques et des créneaux d’excellence(PADS), du Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels du Québec (CRIBIQ), de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP) et du créneau d’excellence ACCORD Ressources Sciences et Technologies marines, le CRBM a entamé la préparation d’une feuille de route visant à planifier la mise en oeuvre au CRBM d’un centre de référence sur l’identité, l’innocuité, la traçabilité et la qualité des produits marins.


La fraude alimentaire : une préoccupation nationale

Une récente étude pancanadienne réalisée par le CIRANO (tiré de : https://cirano.qc.ca/fr/sommaires/2018RP-21) démontre que la fraude alimentaire est un fléau grandissant de l’industrie agroalimentaire et représente plus que jamais un enjeu actuel qui touche tous les maillons de la chaîne, du producteur au distributeur. Concernant les produits alimentaires d’origine marine, leur popularité auprès des consommateurs canadiens demeure élevée. C’est plus de 900 espèces de poissons et de fruits de mer de partout dans le monde qui sont vendues au Canada. Les consommateurs canadiens n’ont que très peu d’information sur la provenance de ces produits et dans certains cas, ces informations peuvent même s’avérer inexactes (tiré de : https://oceana.ca/fr/impacts-de-fraude-sur-les-fruits-de-mer).


Le CRBM, un acteur majeur dans le secteur alimentaire des produits marins

Le CRBM est déjà actif dans le secteur alimentaire avec l’industrie de la transformation des produits marins depuis déjà quelques années. L’innocuité, la sécurité, la qualité et la traçabilité alimentaire sont devenus une préoccupation importante et le CRBM possède l’expertise et l’infrastructure nécessaires pour répondre aux demandes des entreprises dont le développement de méthodes d’analyses, la détection d’intrants frauduleux, ainsi que l’accompagnement réglementaire.


Un centre de référence sur les produits marins pour aider les entreprises à promouvoir les produits marins de qualité sur le marché.

Compte tenu de son expertise et des capacités de son infrastructure de recherche, le projet est de dédier au CRBM une dénomination de centre de référence sur l’identité, l’innocuité, la traçabilité et la qualité des produits marins. Ce centre de référence favorisera l’identification des différentes espèces marines ainsi que de leur provenance. Il sera également possible au CRBM de faire le contrôle de l’utilisation de substances interdites telles que des antibiotiques, des adultérants ou des agents de conservation.

Les entreprises qui bénéficieront des services de ce centre de référence seront essentiellement des transformateurs, des importateurs, des distributeurs et des détaillants ou encore des chaînes de restauration. De plus, une nouvelle certification alimentaire du CRBM encadrera certains travaux qui permettront d’assurer le soutien à l’entreprise jusqu’à la commercialisation.


Citations

« La sécurité des consommateurs est importante. Il est essentiel d’accompagner les entreprises du secteur alimentaire par la mise en place d’outils scientifiques rigoureux, reconnus et adaptés pour démontrer la qualité de leurs produits et le respect des normes régissant ce marché. »

Jennifer Morissette, directrice – Conformité réglementaire et services analytiques


« La substitution d’un produit marin par un autre de moindre valeur est rendu monnaie courante dans le monde. Par contre, les nouvelles technologies basées sur l’identification des espèces au niveau de leur ADN viendront changer la donne tant au niveau de la substitution que de la traçabilité de ces produits vendus aux consommateurs. »

Amine Badri, directeur – Science et innovation


« Le CRBM est un leader mondial en biotechnologies marines du fait que notre philosophie est de travailler en étroite collaboration avec les entreprises privées afin de répondre à leurs besoins spécifiques. Notre objectif est de mettre à profit ce leadership afin de favoriser diverses retombées dont le développement et la formation d’une expertise spécialisée dans ce domaine au Québec, la préparation et la diffusion des données et des résultats en collaboration avec les partenaires et tout particulièrement, un positionnement et un soutien à la qualification reconnue des produits marins québécois sur le marché »

Guy Viel, directeur général, CRBM


Faits saillants

CRBM
La mission du Centre de recherche sur les biotechnologie marines (CRBM) est de supporter et de contribuer à la croissance de la filière des biotechnologies marines par des activités de recherche et développement scientifique et de transfert industriel, notamment pour le secteur des sciences de la vie. Le CRBM est supporté financièrement par Développement économique Canada (DEC), par le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec (MEI) et par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

MEI-PADS
Le Programme d’appui au développement des secteurs stratégiques et des créneaux d’excellence (PADS) est un programme visant à mobiliser et concerter l’action des entreprises et des partenaires économiques du Ministère de l’Économie et de Innovation (MEI) autour d’objectifs et de modes d’intervention communs pour favoriser le développement des secteurs stratégiques et la mise en oeuvre des orientations ministérielles.

CRIBIQ
Le Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec (CRIBIQ) est un regroupement sectoriel de recherche industrielle qui a pour objectif de promouvoir et soutenir la réalisation de projets innovants dans les filières industrielles de la bioéconomie au Québec.

AQIP
L’Association québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP) est un organisme à but non lucratif, fondé en juin 1978 par les entreprises de transformation de produits marins des régions maritimes du Québec. Elle assure la défense de leurs intérêts auprès des instances concernées.

ACCORD-RSTM
Le Créneau d’excellence Ressources, sciences et technologies marines a été créé grâce à la démarche ACCORD (Action Concertée de Coopération Régionale de Développement) qui positionne les régions du Québec comme des sièges de compétences industrielles spécifiques reconnues. Le créneau RSTM a comme mission de développer une image de marque pour le Québec maritime afin qu’il rayonne sur les plans national et international, et ce, dans les filières de l’aquaculture, de la capture et transformation de produits marins, des biotechnologies marines et des technologies marines. À titre de réseau collaboratif, le créneau vise le développement et la création d’entreprises dans ces différents secteurs d’activités et voit à les appuyer dans leurs projets en matière d’innovation. Le créneau se déploie dans les trois régions du Québec maritime, soit le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.


Source :
Guy Viel
Directeur général, CRBM
Courriel : guy_viel@crbm-mbrc.com
Tél : 418 723-2726, poste 105