Deux centres de recherche rimouskois impliqués dans un projet de recherche industrielle

Deux centres de recherche de Rimouski participent à un projet de recherche  de valorisation du fleuve Saint-Laurent visant à développer des produits pour deux entreprises, la nanobrasserie gaspésienne Brett et Sauvage et InnuScience Canada.

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) et l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) travailleront sur ce projet de recherche de trois ans avec les deux entreprises. Le projet vise à mettre à la disposition de ces deux partenaires industriels de nouvelles souches de microorganismes d’origine marine, actives en eau salée et à basse température.

Les travaux consisteront en un enrichissement sélectif d’échantillons d’eau de mer et de sédiments marins pour favoriser la croissance de microorganismes. Ceux-ci seront ensuite caractérisés pour sélectionner ceux présentant un fort potentiel pour les applications commerciales visées par chacun des partenaires industriels.

L’entreprise Brett et Sauvage a pour objectif de produire des bières sans aucune levure commerciale et de mettre en marché des bières spontanées en explorant d’autres méthodes de fermentation. « On fait ces recherches afin d’isoler des levures « Brettanomyces », des bactéries lactiques et acétiques qui donneront une signature unique à notre produit. Notre première mission chez nous est d’être complètement indépendant au niveau des ferments. », précise Francis Joncas, copropriétaire de Brette et Sauvage.

Pour sa part, InnuScience, de Saint-Juile, se spécialise dans la fabrication et la commercialisation de produits biotechnologiques pour les secteurs du nettoyage professionnel et du traitement des eaux usées. « L’exploration de ses ressources microbiennes représente une opportunité inégalée qui pourrait contribuer au développement de nouvelles solutions biotechnologiques », explique le directeur général, vice-président, affaires scientifiques chez InnuScience, Steve Teasdale.

Peu exploités

La professeure de l’UQAR-ISMER, Karine Lemarchand, explique que les microorganismes actuellement exploitées par l’industrie dans les secteurs de la fermentation, du traitement des eaux et des produits nettoyants écologiques, proviennent essentiellement de milieux terrestres ou d’eau douce. « Bien que les milieux marins soient reconnus comme une source intéressante de nouvelles biomolécules actives, ces milieux restent encore peu exploités dans les secteurs des biotechnologies impliquant l’usage d’organismes microbiens vivants et actifs. »

Les chercheurs du CRBM Amine Badri et Jean-Michel Girard travailleront avec elle sur le projet, d’une valeur de 865 000 $. Il totalise un investissement de 565 000 $ provenant du Consortium de recherche et innovation en bioprocédés industriels du Québec (CRIBIQ) pour 225 000 $, du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) pour 220 000 $ ainsi qu’un financement privé total de 120 000 $ des deux partenaires industriels. À ces investissements, s’ajoute une contribution en nature d’une valeur de 300 000 $ provenant des partenaires industriels.

Source : Adeline Mantyk, Journal L’Avantage

Le CRBM annonce le lancement de la version anglaise de son site Web

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) vous informe avec fierté du lancement de la version anglaise de son site Web. La traduction du site web a été réalisé dans le but de rendre disponible le contenu de notre site à tous les canadiennes et canadiens, ce qui impliquait la possibilité de consulter notre site dans les deux langues officielles. De plus, il était souhaité d’augmenter la portée du Centre auprès des entreprises canadiennes en facilitant leur prise de contact avec les experts du CRBM grâce à un contenu bilingue.

Ainsi, grâce à un appui financier du gouvernement du Canada, par l’entremise du Patrimoine canadien, nous avons été en mesure de faire traduire en anglais le contenu de notre site Web.

Nous vous invitons à le consulter au www.crbm.ca et à y retourner régulièrement pour prendre connaissance des nouvelles les plus récentes du CRBM.

Les bienfaits du Fleuve pour des soins cosmétiques

Par Maya Arseneau –

Claire Bardin et Mathieu L’Heureux sont deux entrepreneurs de Montréal. Depuis quelques mois, ils développent Boréalie, une compagnie de cosmétiques fabriqués avec des algues de la Gaspésie. Leur grand allié dans ce projet : le Centre de recherche en biotechnologies marines de Rimouski (CRBM).

Le déclic s’est fait après un séjour au phare de l’Île-du-Pot-à-l’Eau-de-Vie, près de Rivière-du-Loup.

On s’est pris le Saint-Laurent pendant 24 heures dans les narines, dans les yeux, vraiment sur la peau et on s’est dit: “ok, il y a vraiment quelque chose qui fait du bien ici!” En discutant tous les deux, on s’est dit: “mais comment le fleuve il est mis en valeur dans le quotidien des québécois?”, raconte Claire Bardin, copropriétaire et fondatrice de Boréalie.

Claire Bardin et Mathieu L'Heureux devant le logo de Radio-Canada Est-du-Québec.Claire Bardin et Mathieu L’Heureux, les fondateurs de Boréalie Cosmétiques. Photo : Radio-Canada

L’idée de créer des cosmétiques à base d’algues était simple, mais ambitieuse. Claire Bardin explique que l’objectif était de créer des produits cosmétiques naturels et de qualité.

On s’est dit [qu’on pourrait] peut-être allier un besoin de consommatrice avec le fleuve.

Claire Bardin, copropriétaire et fondatrice de Boréalie

Des rencontres « coup de coeur »

Pour réaliser leur projet, Claire Bardin et Mathieu L’Heureux ont dû faire appel à des professionnels pour les aider. Après quelques recherches et contacts, le couple s’est tourné vers le Centre de recherche en biotechnologies marines de Rimouski.

Il y en a d’autres, des acteurs, dans ce monde-là. Mais le feeling n’était pas ce qu’il a été avec le CRBM…

Mathieu L’Heureux, copropriétaire et fondateur de Boréalie

Il s’agit ainsi de leur principal partenaire depuis juin 2018.

Tout passe par le CRBM – une fois qu’on a l’algue dans nos mains, comment on en fait un produit cosmétique et comment on extrait l’ingrédient actif? Ça, c’est le CRBM, soutient Mathieu L’Heureux.

Pour les deux entrepreneurs, il est essentiel de connaître exactement d’où proviennent les ingrédients qu’ils utiliseront pour leurs produits. Ils tentent ainsi de trouver des partenaires québécois et d’aller les visiter sur place.

« On a orienté nos vacances l’année dernière sur la trajectoire d’entreprises. […] Les installations en Gaspésie, moi, jamais je n’avais visité une ferme marine de ma vie et je pense qu’on s’est sentis chez-nous! », raconte Claire Bardin.

À chaque fois, c’est un petit coup de cœur pour ces gens-là.

Claire Bardin, copropriétaire et fondatrice de Boréalie

Le respect de l’environnement comme priorité

Dans toute leur démarche, les deux entrepreneurs ont à coeur le respect de l’environnement. Cela passe notamment par la conception des pots dans lesquels seront vendus les produits. Le souhait serait d’avoir des pots rechargeables.

Moi, je fais partie de celles qui coupent le pot de crème à la fin du tube pour être sûre de ne pas perdre de matière. Dans un mouvement où on se questionne beaucoup sur [la réduction de l’utilisation du] plastique, des déchets, l’industrie de la beauté, elle en fait partie. Je trouve que, jusqu’à présent, on n’a encore peu trouvé de marques élégantes, féminines et écoresponsables, explique Claire Bardin.

Des produits disponibles en région

Pour la suite, Claire et Mathieu souhaitent avoir des points de vente dans l’Est-du-Québec, et affirment être déjà en communication avec des commerces à Rimouski.

On va rendre aux habitants du Fleuve, le produit du Fleuve. Je pense qu’on a intérêt à être présents en région. […] C’est sûr qu’on va être présents entre Montréal, Rimouski et Gaspé. Je pense qu’on va semer nos produits à quelques endroits clés, affirme Claire Bardin.

Les produits seront éventuellement en vente également sur leur site web. Le couple vise l’automne 2019 pour la mise en marché.

Source : Radio-Canada

Une pépinière de biotechnologies marines

Par Pierre Théroux –

Par Pierre ThérouxFOCUS RÉGIONAL: BAS-SAINT-LAURENT — Iso-BioKem se situe dans un marché très niché. La jeune biotech marine de Rimouski, lancée il y a plus de deux ans, a en effet développé un système de production de microalgues enrichies en isotopes stables. L’objectif que vise la start-up : en extraire des biomolécules à haute valeur ajoutée pour alimenter le domaine de la recherche scientifique, de même que des secteurs aussi variés que le biomédical, la pharmaceutique, les études environnementales ou encore le développement agroalimentaire et industriel.

«Ce qui intéresse le marché, ce ne sont pas les microalgues, mais l’enrichissement en isotopes qui peuvent être utilisés comme un traceur pour mieux connaître l’assimilation d’un médicament, par exemple, ou pour l’étude de structures de protéines», explique Bertrand Genard, directeur scientifique et président d’Iso-BioKem, qu’il a fondée avec Jean-Nicolas Béland et Alexandre Boudreau.

Originaire de la Belgique, Bertrand Genard est arrivé au Québec il y a une douzaine d’années pour faire un doctorat en océanographie à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Puis, de postdoctorat en postdoctorat, ses recherches l’ont amené à produire des microalgues dont le niveau d’enrichissement isotopique frôle les 99 %. C’est l’un des principaux avantages concurrentiels d’Iso-BioKem qui doit rivaliser avec une demi-douzaine d’entreprises dans le monde.

«Notre technologie permet de réduire considérablement les pertes de la matière première, de même que nos coûts de production qui peuvent être très chers», fait valoir le directeur financier Jean-Nicolas Béland.

L’entreprise, qui loge dans les locaux de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) de l’UQAR, génère présentement des revenus grâce à sa gamme de services analytiques spécifiques aux biomolécules enrichies en isotopes. Elle prévoit entreprendre la production à grande échelle de microalgues enrichies d’ici deux ans. Des produits, rappelons-le, qui sont d’une grande valeur ajoutée. Comme en témoigne leur prix de vente qui varie de 40 000 à 50 000 $… le gramme !

Une pépinière d’entreprises

Outre Iso-BioKem, la région compte plusieurs autres entreprises dans le secteur maritime ou des technologies marines. Comme InnoVactiv, qui a développé des ingrédients nutraceutiques et cosméceutiques d’origine marine à partir notamment d’extraits d’algues. Ou encore Axsub, une entreprise également fondée par trois étudiants qui produit des systèmes d’enregistrement vidéo sous-marins. Il y a aussi SCF Pharma qui développe des molécules issues d’omégas-3 marins pour ralentir le processus de vieillissement. De même que OrganicOcean qui se spécialise dans le développement et la fabrication de produits d’origine marine pour la nutrition des plantes.

La plupart de ces entreprises ont vu le jour grâce à l’expertise de l’ISMER, mais aussi du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) et Innovation maritime, ce centre collégial de transfert de technologie affilié à l’Institut maritime du Québec qui est une composante du Cégep de Rimouski.

«Rimouski regroupe une importante concentration de chercheurs et de spécialistes du milieu marin qui contribuent au démarrage et au développement d’entreprises dans ce secteur d’activité», souligne Guy Viel, directeur du CRBM, qui emploie une trentaine de personnes.

Depuis le début de ses activités en 2004, le CRBM a aidé plus de 200 entreprises québécoises qui se spécialisent dans les secteurs pharmaceutique, nutraceutique et des cosmétiques, voire agroalimentaire. Le CRBM a en effet travaillé récemment avec la microbrasserie Pit Caribou pour produire une bière, la Flore du Québec, fermentée à partir d’une levure indigène issue des côtes gaspésiennes.

Deux organismes rimouskois du secteur des sciences et technologies marines recevront plus de 2,4 M$ pour des activités de recherche, d’innovation et de transfert technologique

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) et le Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans (CIDCO), deux organismes à but non lucratif, pourront mieux poursuivre leurs activités de transfert technologique en bénéficiant de contributions non remboursables totalisant 2 439 600 $ de la part de Développement économique Canada pour les régions du Québec.

Grâce à une aide financière de 2,1 M$, le CRBM pourra réaliser, durant les trois prochaines années, des activités de recherche appliquée, d’innovation et de transfert technologique vers les PME du secteur des biotechnologies marines. Les entreprises bénéficiaires pourront développer des expertises innovantes et en tirer des avantages compétitifs.

La contribution de 339 600 $ au projet  du CIDCO permet à l’organisme de renforcer ses capacités d’innovation et de transfert technologique. Le CIDCO a fait l’acquisition d’équipements de pointe et développera des outils qui serviront aux entreprises du secteur des technologies marines désireuses d’améliorer leurs performances environnementales.

Ce financement a été annoncé aujourd’hui par le député de Saint-Maurice–Champlain et ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, l’honorable François-Philippe Champagne. Les fonds ont été consentis par le gouvernement du Canada en vertu du Programme de développement économique du Québec de DEC. La réalisation de ces projets générera des investissements totaux de plus de 9,4 M$, en plus de contribuer à la création de deux emplois au CIDCO et au maintien de 33 autres au CRBM.

Le CRBM a commencé ses activités en 2004. Sa mission est d’appuyer la croissance de la filière des biotechnologies marines par des activités de recherche, de développement scientifique et de transfert industriel, notamment pour les secteurs des sciences de la vie. De plus, l’organisme répond aux besoins des PME en leur donnant accès à différents experts des biotechnologies, à des laboratoires et à des équipements spécialisés.

Fondé en 2002, le CIDCO est le seul centre en recherche appliquée et transfert en hydrographie au Canada. Il a pour mission de moderniser l’hydrographie par la recherche, le développement, la formation et le transfert technologique et d’en valoriser les résultats dans une démarche durable grâce à ses partenariats et à son expertise de pointe.

Le gouvernement du Canada s’est engagé à établir des partenariats étroits avec les entreprises du Québec et les organismes qui les appuient afin de stimuler l’innovation, de favoriser la productivité et la compétitivité, et de contribuer à la vitalité économique des régions, à la création d’emplois et à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens.

 

Citations

Laurent est devenu un pôle mondial du secteur des sciences et technologies marines. Le CRBM et le CIDCO y contribuent pour beaucoup, et le gouvernement du Canada finance avec enthousiasme leurs nouveaux projets qui permettront à des entreprises d’adopter des technologies propres et de devenir plus innovantes et compétitives. »

L’honorable François-Philippe Champagne, député de Saint-Maurice–Champlain et ministre de l’Infrastructure et des Collectivités

« Afin d’accroître la qualité et d’améliorer l’incidence de nos programmes à l’appui de l’innovation, il est primordial pour le gouvernement du Canada de soutenir la recherche scientifique et l’entrepreneuriat. En appuyant ces deux organismes phares du secteur des sciences et technologies marines du Bas-Saint-Laurent, DEC atteint ces objectifs tout en contribuant à des projets innovants qui favorisent le développement durable. »

L’honorable Navdeep Bains, ministre responsable de DEC

« Le soutien indéfectible de DEC au CRBM est essentiel à notre mission. Référence internationale reconnue en biotechnologies marines, le CRBM peut ainsi continuer de soutenir les PME et d’accompagner leurs travaux d’innovation. »

Dr Georges Levesque, président du Centre de recherche sur les biotechnologies marines

« Le CIDCO travaille intensivement au déploiement de l’intelligence artificielle dans les systèmes d’acquisition de données hydrographiques. Le financement de DEC est crucial pour notre stratégie, qui permettra à terme un meilleur contrôle environnemental de nos espaces maritimes grâce aux technologies propres. »

Jean Laflamme, directeur général du CIDCO

Faits en bref

  • L’annonce d’aujourd’hui est faite au nom de l’honorable Navdeep Bains, ministre responsable du portefeuille de l’Innovation, Sciences et Développement économique, qui regroupe 17 ministères et organismes fédéraux, dont DEC et les cinq autres agences de développement régional.
  • Pour en savoir davantage sur DEC et ses priorités, consultez le Plan ministériel 2018-2019 ou visitez le www.dec-ced.gc.ca.
  • L’année 2018 marque le 50e anniversaire du développement économique régional fédéral au Québec : un demi-siècle d’actions concrètes consacrées à l’essor des régions et des entreprises d’ici.

Personnes-ressources

Relations avec les médias
Développement économique Canada pour les régions du Québec
514-283-7443
dec.media.ced@canada.ca

 

De : Développement économique Canada pour les régions du Québec

Distinction honorifique pour un centre de recherche rimouskois

Le sénateur Éric Forest a récemment procédé à la remise d’une médaille du 150e du Sénat canadien au directeur général du Centre de recherche sur les biotechnologies marines de Rimouski (CRBM), Guy Viel.

Le Sénat du Canada célèbre le 150e anniversaire de sa première séance par la distribution de médailles commémoratives qui ont été frappées par la Monnaie royale canadienne. Les médailles sont décernées aux Canadiens ou aux résidents permanents actifs dans leurs communautés et qui, grâce à leur générosité, leur dévouement, leur bénévolat et leur travail acharné, améliorent la qualité de vie de leur collectivité. Fleuron scientifique fondé en 2004 à Rimouski, le CRBM contribue à la croissance de la filière des biotechnologies marines par ses activités de recherche et développement, de même que par l’aide au transfert technologique.

Source : Jean-Philippe Langlais, Journal L’Avantage, 5 novembre 2018.

 

Des expertises régionales rayonnent en France

La mission est organisée par Technopole maritime du Québec (TMQ) en collaboration avec l’Institut France-Québec pour la coopération scientifique en appui au secteur maritime (IFQM) et la Société de Promotion Économique de Rimouski (SOPER).

La délégation québécoise se compose de 18 participants provenant des milieux industriels, académiques et de la recherche. Plusieurs organisations québécoises y sont présentes, telles que l’Association des capitaines propriétaires de la Gaspésie, le Centre de recherche sur les biotechnologiques marines (CRBM), le Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans (CIDCO), le Créneau d’excellence Ressources, sciences et technologies marines, Merinov, l’Observatoire global du Saint-Laurent, l’Université du Québec à Rimouski et l’Université du Québec à Trois-Rivières.

« L’attention est mise sur nos collaborations avec la France, des relations qui se construisent depuis plusieurs années. Nous sommes heureux de mettre en lumière le travail et les échanges France-Québec sur les thématiques liées aux secteurs maritimes et nous profiterons de cet événement pour consolider et bonifier les partenariats qui en sont nés », explique la directrice générale de TMQ, Noémie Giguère.

Les participants québécois participeront à de nombreuses conférences, activités de réseautage et rencontres d’affaires. Une activité spéciale France-Québec est d’ailleurs présentée ce 8 octobre par l’IFQM, en partenariat avec l’Université Bretagne-Loire et TMQ, afin de maximiser les échanges et de mettre en valeur le potentiel de développement économique, social et environnemental de part et d’autre de l’Atlantique.

Tous les deux ans, la Sea Tech Week rassemble un millier de participants du secteur des sciences et technologies de la mer. Cette année, le thème central de l’événement porte sur les bioressources marines, décliné sur toute sa chaine de valeur depuis la caractérisation de la ressource jusqu’au développement économique de la filière.

Source : Adeline Mantyk – Journal L’Avantage

https://www.lavantage.qc.ca/article/2018/10/9/des-expertises-regionales-rayonnent-en-france

Une délégation de la région se rend au congrès BioMarine au Portugal

Une délégation de la région participe en ce moment à la convention internationale BioMarine qui a lieu à Cascais, au Portugal, jusqu’au 4 octobre.

La délégation canadienne au congrès se compose de 18 participants provenant des milieux industriels, politiques, économiques et du domaine de la recherche et plusieurs organisations québécoises sont présentes telles qu’Aligo-Innovation, le Centre de recherche sur les biotechnologiques marines (CRBM), la Commission scolaire du littoral, DCP Dermoscience, Innofibre, InnoVactiv, Merinov et la Ville de Rimouski.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, est le seul élu canadien présent à l’événement. Il compte profiter de l’occasion pour faire des rencontres bilatérales et en apprendre davantage sur les modèles économiques portugais. « Notre présence à Cascais permet de consolider des partenariats d’affaires prometteurs. C’est une excellente occasion pour parler de nos forces et de nos expertises locales et provinciales, ainsi que de la stratégie maritime du Québec. »

Près de 300 scientifiques, représentants d’entreprises et investisseurs participent à ce rendez-vous qui vise à faire le point sur les plus récentes recherches et le développement de nouveaux produits issus de la mer.

Les présentations touchent entre autres les nouvelles technologies bleues, les ingrédients de la mer dans l’industrie cosmétique, l’alimentation, les biomatériaux, ainsi que les meilleures pratiques de gestion de l’encrassement biologique dans l’aquaculture et le transport maritime. « La force québécoise est désormais connue et reconnue par la communauté BioMarine. Il faut profiter de la vague et assurer le succès des projets et de partenariats établis, dont certains remontent à 2011 » mentionne la directrice générale de TMQ, Noémie Giguère.

TMQ souligne qu’après la tenue de BioMarine en 2017 à Rimouski, la présente mission vise à étendre les partenariats et à assurer la présence à l’international des entreprises et de centres de recherche québécois et canadiens du secteur des bioressources et biotechnologies marines.

Source : Adeline Mantyk, Journal L’Avantage. https//www.lavantage.qc.ca/article/2018/10/2/une-delegation-de-la-region-se-rend-au-congres-biomarine-au-portugal

4 M$ pour l’industrie de la mer

Les chercheurs et les entreprises qui s’intéressent aux technologies marines auront accès à une aide financière importante du gouvernement.

À Rimouski, les chercheurs du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) pourront compter sur une contribution 1,5 million de dollars sur 5 ans pour la poursuite de leurs activités.

Un montant qui correspond à 10 % du budget annuel de l’organisme.

Le centre, qui compte 33 employés, souhaite développer davantage l’industrie de l’aquaculture et de la transformation de la biomasse aquatique québécoise.

Le président du CRBM, Georges Levesque, a plusieurs projets en tête.

Diverses activités pourront maintenant être financées, comme l’accompagnement scientifique et technique des entreprises. Nous allons aussi nous concentrer sur les études de faisabilité de même que des projets de transferts technologiques.

Georges Levesque, président du CRBM

L’annonce a été faite mardi matin par le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’Amour. Le ministre affirme que cet appui financier est un gage de confiance envers l’institution rimouskoise : « Pour avoir parcouru quelques sociétés dans le monde au cours des dernières années, lorsque le Centre de recherche se pointe quelque part, c’est la crédibilité du Québec dont on parle et l’accueil est chaleureux ».

Le ministre affirme que cet appui financier est un gage de confiance envers l'institution rimouskois

Le ministre affirme que cet appui financier est un gage de confiance envers l’institution rimouskoise. Photo : Radio-Canada/Louis Lessard

Renouvellement d’une entente

Le gouvernement annonce par le fait même le renouvellement de l’entente entre le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et le CRBM pour cinq ans au lieu de trois ans. Ce partenariat soutient les activités courantes du CRBM.

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Une décision accueillie à bras ouverts par le directeur du Centre de recherche sur les biotechnologies marines, Guy Viel.

On est quand même très jeune. On vivait sur deux ans ou trois ans au niveau du soutien aux opérations, maintenant on a 5 ans en avant de nous! On commence à voir une pérennité à plus long terme.

Guy Viel, directeur du Centre de recherche sur les biotechnologies marines

2,5 millions pour les biotechnologies bleues

Le ministre a profité de son passage devant 80 personnes réunies dans le cadre du Forum pour l’essor de la filière québécoise des biotechnologies marines pour annoncer une première contribution financière de 2,5 millions de dollars issue du Fonds bleu, présenté en juin 2015 dans le cadre de la Stratégie maritime.

Les fonds seront octroyés pour financer des initiatives qui s’inscrivent dans les objectifs de la Stratégie maritime. Même si l’annonce touche l’ensemble du Québec, l’est de la province pourrait bien s’en tirer, selon le ministre D’Amour.

« L’industrie existe déjà, pensons au CRBM et à Merivov, aux transformateurs et aux pêcheurs. Il y a un [bassin] d’industries qu’on a besoin d’amener plus loin ».

Le ministre précise que ces fonds ne permettront pas nécessairement de créer de nouveaux emplois, mais plutôt de consolider une industrie bien installée en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.

Les fonds seront remis, au mérite, en fonction des projets qui seront soumis. Une nouvelle enveloppe de 2,5 millions sera disponible pour l’industrie des pêches et des biotechnologies marines l’an prochain.

Source : Louis Lessard, Radio-Canada

Soutien de 2,7 M$ pour la recherche en biotechnologie marine à Rimouski

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) de Rimouski a reçu une aide financière de 2,7 M$ de Québec pour moderniser ses infrastructures de recherche.
Les fonds reçus serviront notamment à l’acquisition d’équipements de recherche à la fine pointe de la technologie ainsi que la modernisation des laboratoires et infrastructures de recherche du CRBM, un projet qui totalise 3 M$ et qui rejoindra les orientations de la Stratégie maritime du Québec, selon le ministre régional et délégué aux affaires maritimes, Jean D’Amour.
Le directeur du CRBM, Guy Viel, explique que le centre, construit en 2004, en est à une étape de remplacement des équipements acquis alors et désormais vétustes. Il souligne que 70 % de ces 3M$ seront consacrés au remplacement d’équipements et que près de 25 % seront dévolus à une nouvelle plateforme qui sera annoncée ultérieurement.

Le directeur indique qu’il s’agit d’équipements de pointe relatifs à l’acquisition de données, des appareils de mesures très précis qui visent les secteurs des produits de santé naturels, nutraceutiques et pharmaceutiques. « Un des éléments porteurs des biotechnologies marines est la pharmaceutique. On a une certification de Santé Canada, qui demande des équipements certifiés clairement bien entretenus, et nous voulons développer ce genre de certifications. »

De l’aide supplémentaire
Le CRBM avait reçu une aide de 3,66 M$ en février 2017, annoncée à Rimouski par le Premier ministre, Philippe Couillard. « Ce soutien aux opérations a même été augmenté l’année dernière, on est passé à 5 M$, à raison d’1 M$ par année sur cinq ans », se réjouit M. Viel.
Pour le moment, le directeur n’envisage pas d’agrandissement du centre, mais affirme qu’il observe les possibilités de développement : « On regarde les besoins de entreprises, et s’il y’a un développement éventuel, ce sera avec les entreprises et en lien avec le parc technologique qui entoure le CRBM. »
Il ajoute que le centre, qui compte 33 employés, travaille avec les entreprises de l’Est du Québec comme de l’Ouest et a obtenu quelques contrats internationaux de recherche avec la France et le New Jersey : « Sept pourcents de nos revenus privés proviennent de l’extérieur du pays, le reste est principalement québécois. »

 

Source :
Adeline Mantyk
adeline.mantyk@tc.tc