Des outils biomoléculaires pour détecter et combattre la COVID-19

Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) lance un nouveau programme de recherche en lien avec le coronavirus. Ses recherches visent à développer des outils biomoléculaires pour détecter la COVID-19 et la possibilité pour des molécules marines de contrer différentes souches de coronavirus.

La direction du CRBMCentre de recherche sur les biotechnologies marines souligne que des recherches ont démontré au cours des dernières années l’énorme potentiel des molécules marines dans le secteur de la santé.

Le programme de recherche comporte deux volets. Le premier vise le développement d’outils biomoléculaires pour détecter la COVID-19.

Il y a très très peu de connaissances sur la persistance de ce virus-là, dans un contexte industriel, par exemple, sur les équipements, les plateformes, des tables de travail ou quoi que ce soit parce que, souvent, on va travailler dans un contexte qui peut être humide ou plus froid où le virus peut peut-être persister, s’il est présent, explique le directeur général du CRBMCentre de recherche sur les biotechnologies marines, Guy Viel.Des travailleurs de l'usine de transformation du crabe des neiges E. Gagnon et fils.

Le directeur général du centre de recherche estime que les travaux des scientifiques pourront servir à faire de la prévention dans certaines entreprises (archives).

PHOTO : RADIO-CANADA

Il ajoute que l’équipe de recherche emploie certaines techniques qui, à partir d’échantillons, peuvent déterminer si le virus est présent ou non à un endroit.

Guy Viel estime que le CRBMCentre de recherche sur les biotechnologies marines pourra assister les entreprises dans un contexte de mise en place de mécanismes de prévention par des moyens de désinfection ou de traitement des installations.

Pour ce qui est du deuxième volet du nouveau programme de recherche lié à la COVID-19, les chercheurs se pencheront sur une possible action des molécules marines contre différentes souches de coronavirus.

Plusieurs études scientifiques ont démontré l’énorme potentiel de bactéries marines, de champignons marins, des algues et des algues microscopiques contre différents virus importants que l’on connaît déjà.Guy Viel, directeur général du CRBM

Selon Guy Viel, des substances marines sont déjà utilisées pour combattre les virus de l’herpès, du SIDA, et différents virus liés à la grippe.

Alors, il y a de fortes chances, de fortes probabilités qu’on puisse trouver des substances actives à partir du monde microbien de la mer, des substances qui pourraient avoir des propriétés virucides, poursuit-il.

La direction souligne que les recherches seront réalisées au CRBMCentre de recherche sur les biotechnologies marines dans un environnement accrédité par Santé Canada.

Source : Caroline Cyr, Radio-Canada

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