Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) de Rimouski a reçu une aide financière de 2,7 M$ de Québec pour moderniser ses infrastructures de recherche.
Les fonds reçus serviront notamment à l’acquisition d’équipements de recherche à la fine pointe de la technologie ainsi que la modernisation des laboratoires et infrastructures de recherche du CRBM, un projet qui totalise 3 M$ et qui rejoindra les orientations de la Stratégie maritime du Québec, selon le ministre régional et délégué aux affaires maritimes, Jean D’Amour.
Le directeur du CRBM, Guy Viel, explique que le centre, construit en 2004, en est à une étape de remplacement des équipements acquis alors et désormais vétustes. Il souligne que 70 % de ces 3M$ seront consacrés au remplacement d’équipements et que près de 25 % seront dévolus à une nouvelle plateforme qui sera annoncée ultérieurement.

Le directeur indique qu’il s’agit d’équipements de pointe relatifs à l’acquisition de données, des appareils de mesures très précis qui visent les secteurs des produits de santé naturels, nutraceutiques et pharmaceutiques. « Un des éléments porteurs des biotechnologies marines est la pharmaceutique. On a une certification de Santé Canada, qui demande des équipements certifiés clairement bien entretenus, et nous voulons développer ce genre de certifications. »

De l’aide supplémentaire
Le CRBM avait reçu une aide de 3,66 M$ en février 2017, annoncée à Rimouski par le Premier ministre, Philippe Couillard. « Ce soutien aux opérations a même été augmenté l’année dernière, on est passé à 5 M$, à raison d’1 M$ par année sur cinq ans », se réjouit M. Viel.
Pour le moment, le directeur n’envisage pas d’agrandissement du centre, mais affirme qu’il observe les possibilités de développement : « On regarde les besoins de entreprises, et s’il y’a un développement éventuel, ce sera avec les entreprises et en lien avec le parc technologique qui entoure le CRBM. »
Il ajoute que le centre, qui compte 33 employés, travaille avec les entreprises de l’Est du Québec comme de l’Ouest et a obtenu quelques contrats internationaux de recherche avec la France et le New Jersey : « Sept pourcents de nos revenus privés proviennent de l’extérieur du pays, le reste est principalement québécois. »

 

Source :
Adeline Mantyk
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