Par manque de financement, le Centre de recherche en biotechnologies marines (CRBM), situé à Rimouski, a de la difficulté à mener à bien ses recherches sur le cancer

En à peine deux ans, les chercheurs du CRBM, qui ont travaillé sur des lignées cellulaires humaines cancéreuses, ont identifié plusieurs produits qui freinent le développement de ces cellules. « On a monté une banque d’extraits marins. Puis, sur 180 extraits que l’on a obtenus, on sait déjà qu’il y en a 30 extraits qui ont donné une réponse positive sur ces lignées cellulaires là », explique le directeur de l’établissement, Guy Viel.

Un de ces extraits est d’ailleurs qualifié d’exceptionnel pour freiner la multiplication des cellules cancéreuses du sein. « Mais c’est toujours en laboratoire, c’est préliminaire. Alors, on pousse ce développement de produit là sur des modèles animaux », indique M. Viel.

Toutefois, pour mettre au point un nouveau produit de santé naturel qui prévient le cancer, il faut normalement investir 1 million de dollars par année. Le CRBM, qui ne profite pas des avantages fiscaux accordés aux Centres de développement des biotechnologies, comme on en retrouve à Laval et Sherbrooke, ne peut investir que 250 000 $ par année sur ses travaux.

Le CRBM multiplie donc les démarches pour augmenter ses sources de financement.

Source : (Radio-Canada)