Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines de Rimouski (CRBM) est fin prêt à lancer les opérations de son laboratoire de confinement de niveau 3, le premier à l’est de Québec.

Pleinement opérationnel, le laboratoire est pour le moment désert. Les équipements hautement sécurisés de ce laboratoire permettront d’effectuer des travaux de recherche sur des micro-organismes extrêmement pathogènes, comme ceux de l’anthrax ou du SRAS.

Ce sont des virus et des bactéries que l’on retrouve à l’état naturel, précise le directeur Guy Viel: « comme le virus de la rage, des virus d’encéphalite ou des virus d’hépatite, des choses comme ça. »

Installés en plein coeur de Rimouski, les microbiologistes du CRBM travailleront notamment à trouver des solutions à la résistance des virus et des bactéries aux antibiotiques.

Le CRBM compte mener son propre programme de recherche à partir de micro-organismes marins, mais pourra aussi mettre ses équipements à la disposition des compagnies pharmaceutiques qui ne veulent pas investir dans des installations aussi sophistiquées.

Agente en bio-sécurité, Chantale Bérubé, est responsable des mesures de confinement. Rien n’a été laissé au hasard, selon Mme Bérubé, pour protéger les scientifiques, mais aussi la population environnante. « On a vraiment essayé de prévoir tout. C’est vraiment des mesures d’urgence », explique-t-elle.

Le niveau de sécurité et les installations ont été accrédités par deux agences fédérales.

Source : (Radio-Canada)