Les secteurs de recherche vont de l’étude des espèces menacées à l’exploitation de la biomasse marine en passant par la conception d’un simulateur d’évacuation des sous-marins. Les voies de recherche ont un potentiel prometteur pour le Bas-Saint-Laurent.

Les diverses études qui se font sur le Saint-Laurent offrent de très nombreux sujets de recherche comme l’indique le directeur de l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, Jean Boulva. «On a qu’à se rappeler l’importance des pêches, des pêches commerciales, de l’aquaculture qui est en croissance, même des techniques douces d’utilisation des ressources, comme l’observation des mammifères marins qui apporte près de 100 millions de dollars dans la région de Tadoussac annuellement.»

Au centre de transfert technologique Innovation maritime, toute la recherche qui s’effectue sur le Saint-Laurent comporte aussi un potentiel de développement vers la scène internationale explique le directeur général, Jacques Paquin. «C’est un très beau laboratoire que nous avons, notamment avec le Saint-Laurent, de pouvoir développer de l’expertise, des technologies ou des produits et ensuite de les commercialiser à l’échelle mondiale parce que le véritable marché, il est planétaire là-dedans.»

La construction prochaine du Centre de recherche en biotechnologies marines présente aussi tout un éventail de possibilités. Le directeur général du CRBM, Guy Viel, cite notamment «des utilisations pharmaceutiques du côté bio-médical, en bio-environnement, et en alimentaire pour les aliments fonctionnels. Il y a différentes utilisations qui peuvent être trouvées, ou disons qui sont déjà connues et qui peuvent être valorisées.»

Le directeur de l’Institut des sciences de la mer, Serge Demers y perçoit un lien entre la recherche fondamentale et les applications concrètes vers la transformation de produits. «Je pense que le CRBM, c’est probablement le plus bel exemple de l’utilisation de la recherche fondamentale et le transfert vers l’industrie. Donc, c’est vraiment sa vocation, c’est ce qu’on a voulu lui donner comme vocation c’est-à-dire le lien entre ce que l’université faisait et ce dont l’industrie a besoin.»

Source : (Radio-Canada)